Après 50 ans, cumuler un tour de taille élevé et un taux de vitamine D bas multiplie par plus de deux le risque de mourir dans les six ans, selon une étude portant sur 5 500 personnes.
Les multiples bénéfices de la vitamine D, notamment sur le fonctionnement du système immunitaire et dans les maladies inflammatoires ont poussé les chercheurs à donner de la vitamine D aux personnes atteintes de la maladie de Crohn ou de la rectocolite hémorragique.
Une récente analyse de la littérature médicale orchestrée par des chercheurs de Liverpool en Angleterre a synthétisé l'ensemble des résultats obtenus : 4 études de bonne qualité ont été retenues par les chercheurs. Les résultats sont clairs et les chercheurs déclarent que la vitamine D peut être efficace dans le traitement des maladies inflammatoires intestinales, en conjonction avec les traitements classiques. Ils soulignent néanmoins que des études de plus grande envergure sont encore nécessaires pour pouvoir tirer des conclusions définitives.
Dans une étude publiée en 2010, des chercheurs canadiens dirigés par le Dr John White avaient montré que la vitamine D intervient dans les processus qui peuvent conduire à la maladie de Crohn. « C’est un défaut dans la manière dont l’immunité innée gère les bactéries intestinales qui entraîne une réponse inflammatoire, laquelle peut conduire à une auto-immunité. » Dans les maladies auto-immunes comme Crohn, le système immunitaire s’en prend à ses propres tissus.
Le Dr White et son équipe ont montré que la vitamine D agit directement sur le gène bêta-défensine 2 , qui code pour un agent antimicrobien, et sur le gène NOD2 qui alerte les cellules sur la présence de microbes. Ces deux gènes ont été liés à la maladie de Crohn. Par exemple si le gène NOD2 est déficient, l’organisme ne peut pas combattre les microbes qui se trouvent dans le tube digestif. Il est donc important pour les médecins de s’assurer que leurs patients ne manquent pas de vitamine D, en les encourageant à prendre le soleil aux beaux jours (avec prudence bien sûr) et en leur prescrivant le cas échéant des suppléments le reste de l'année. Attention, d’autres travaux ont montré que les patients ayant des maladies inflammatoires de l’intestin absorbent moins bien la vitamine D, y compris celle des suppléments, il faut donc surveiller l'évolution des taux plasmatiques chez ces patients.
L'institut de veille sanitaire a récemment révélé que plus de 80% des Français étaient touchés par le déficit en vitamine D dont les vertus semblent toucher un grand nombre de maladies. Consulter la monographie de la vitamine D et le guide du Dr Brigitte Houssin pour tout savoir sur la vitamine D (lire un extrait ICI >>).
Référence : Nicholson I, Dalzell AM, El-Matary W. Vitamin D as a therapy for colitis: a systematic review. J Crohns Colitis. 2012 May;6(4):405-11.
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