Après 50 ans, cumuler un tour de taille élevé et un taux de vitamine D bas multiplie par plus de deux le risque de mourir dans les six ans, selon une étude portant sur 5 500 personnes.
Une nouvelle étude conduite à l'Université de Copenhague (Danemark) montre que le manque de vitamine D dans le sang conduit à un risque de mortalité accru.
Des études récentes ont trouvé que de faibles niveaux de cette vitamine importante sont associés à un risque augmenté de certaines maladies, sans qu’on puisse prouver que c’est bien la vitamine D qui explique cette surmortalité. Cette nouvelle étude suggère pour la première fois qu’il y a bien un lien de cause à effet entre des taux bas de vitamine D et la mortalité.
"Dans des études antérieures, une relation statistique étroite a été établie entre les niveaux de vitamine D faibles et des taux de mortalité plus élevés. Cependant, la carence en vitamine D peut être le marqueur d’un mode de vie déséquilibré et d’une mauvaise santé en général ce qui fait qu’on n’est pas sûr que la vitamine D explique réellement les résultats observés. Cela a conduit à mettre sur pied notre étude, qui est fondée sur un examen génétique des participants - les gènes n’ont rien à voir avec le mode de vie ", dit Børge Nordestgaard, professeur de clinique à la Faculté des sciences médicales de la santé et de l'Université de Copenhague, et médecin-chef à l’Hôpital Universitaire de Copenhague.
L'étude a inclus 95766 Danois suivis pendant des périodes allant de 5,8 années à 19,1 années. Elle est publiée dans le British Medical Journal. Dans cette étude, les chercheurs ont identifié les individus ayant des variants génétiques qui affectent le taux de vitamine D (DHCR7 et CYP2R1), et les taux de vitamine D sanguins ont été mesurés sur 35334 participants. A la fin de la période de suivi, en 2013, 10349 personnes étaient décédées.
Dans cette étude, les chercheurs considèrent un taux bas de vitamine D lorsqu’il est inférieur de 20 nmol/L (8 ng/mL) à la normale. Au Danemark, on conseille d’avoir un taux de vitamine D de 50 nmol/L (20 ng/mL).
Résultats : chaque augmentation du score génétique DHCR7/CYP2R1 était associé à une baisse de 1,9 nmol/L de la vitamine D plasmatique et une augmentation de la mortlaité par cancer et toutes causes, mais pas de la mortalité cardiovasculaire. D’une manière générale, une baisse d’origine génétique de 20 nmol/L de la vitamine D plasmatique se traduisait par une augmentation de 30% de la mortalité toutes causes, et de plus de 40% de la mortalité par cancers.
La vitamine D est synthétisée par exposition au rayonnement UVB du soleil, mais cette synthèse n'est efficace qu'entre avril et octobre dans l'hémisphère nord. L'alimentation ne suffit pas à compenser les déficits en hiver, qui sont très courants dans les pays européens.
Les meilleurs livres des éditions Thierry Souccar sélectionnés par la rédaction.
Découvrir la boutique
Après 50 ans, cumuler un tour de taille élevé et un taux de vitamine D bas multiplie par plus de deux le risque de mourir dans les six ans, selon une étude portant sur 5 500 personnes.
Au supermarché, difficile de passer à côté du skyr : il a envahi le rayon des produits laitiers en quelques années ! Riche en protéines et pauvre en matières grasses, il séduit de nombreux consommateurs. Sur le plan nutritionnel, est-il à la hauteur de sa réputation ? Un produit estampillé « skyr » est-il forcément bon pour vous ?
Dans un essai clinique américain, trois régimes ont permis une perte similaire de poids. Mais celui qui a le plus réduit la graisse du foie était le régime cétogène. Il a aussi amélioré le contrôle de la glycémie. Explications.