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Même une activité physique réduite, par exemple 2 heures par semaine semble réduire le risque de cancers du sein, du côlon et du poumon selon des chercheurs qui se basent sur des données portant sur 1,4 million d'adultes. Il s’agit de trois des quatre principaux cancers qui affectent les Occidentaux aujourd’hui.
Le risque de cancer semble diminuer avec le nombre d’heures d’activité physique, sans qu’une limite apparaisse. En d’autres termes, plus on est actif, plus le risque baisse.
Il convient de noter, cependant, que l'étude a trouvé une association entre l'exercice et le risque de cancer sans pouvoir prouver qu’il y a une relation de cause à effet.
Dans l'étude, l'exercice régulier était lié à un risque réduit de 13 cancers. En plus du sein, du côlon et du poumon, sont concernés : la leucémie, le myélome et les cancers de l'œsophage, du foie, du rein, de l'estomac, de l'endomètre, du rectum, de la vessie ainsi que les cancers oraux et de la gorge.
Parmi les exercices d'intensité modérée figurent la marche rapide ou le tennis, alors que les exercices plus intenses comprennent le jogging ou la natation.
Pour cette étude, les chercheurs se sont concentrés sur l'activité physique volontaire en dehors par exemple des tâches ménagères.
Les chercheurs ont mis en commun les données de 12 études américaines et européennes pour créer une base de données de 1,4 millions d'adultes, âgés de 19 à 98 ans. Ils ont ensuite examiné si l'activité physique auto-déclarée est associée au risque de 26 cancers.
L'exercice a été associé à un risque réduit pour la moitié des cancers examinés par les enquêteurs, et cette réduction est restée significative, même après avoir tenu compte de facteurs tels que l'obésité et les antécédents de tabagisme.
Dans l'ensemble, un niveau plus élevé d'activité physique a été associée à un risque moyen de cancer réduit de 7 pour cent. La réduction de risque va de 42 pour cent pour le cancer de l'œsophage à 10 pour cent pour le le cancer du sein. Pour le côlon et le cancer du poumon, le risque est réduit de 16 pour cent et 26 pour cent, respectivement.
Les résultats ont été publiés en ligne le 16 mai dans la revue JAMA Internal Medicine.
L'analyse de LaNutrition.fr : L'activité physique réduit les niveaux d'hormones, comme les œstrogènes, qui ont été liés à différents cancers, et aide à contrôler les niveaux d'insuline et de facteurs de croissance liés à l’insuline comme les IGF. Les gens qui font du sport ont aussi tendance à avoir moins d’inflammation, moins de stress oxydatif, et une meilleure capacité à réparer les dommages au code génétique (ADN). Les recommandations internationales sont de 150 minutes d'activité physique modérée par semaine, ou 75 minutes d'activité vigoureuse.
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