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Afin d'améliorer leurs chances de survie, il est généralement recommandé aux femmes qui ont eu un cancer du sein de pratiquer une activité physique modérée d'au moins 2h30 par semaine. Mais d’après une nouvelle recherche parue dans International Journal of Cancer, les femmes seraient mieux protégées si elles couraient plutôt que de simplement marcher.
L'exercice physique, qu’il s’agisse de marche ou de course à pied, a des effets bénéfiques sur la santé en général : il réduit le risque de maladie coronaire cardiaque, de diabète de type 2, de cancer, tout en permettant de maintenir son poids de forme.
Pour savoir si la marche et la course à pied donnaient des bénéfices équivalents, des chercheurs de Berkeley ont étudié 986 femmes qui avaient eu un cancer du sein, diagnostiqué en moyenne 8 ans avant le début de l’étude. Les participantes faisaient partie de la National Runners’ and Walkers’ Health Study.
Selon les résultat pris globalement, les femmes qui pratiquent 2h30 d’activité physique modérée par semaine réduisent de 25 % leur risque de décès, mais cela varie en fonction du sport pratiqué. En effet, 33 femmes parmi les 714 marcheuses et 13 parmi les 272 qui pratiquaient la course à pied sont décédées d’un cancer du sein au cours des 9 années de suivi : il y avait donc significativement moins de mortalité chez celles qui couraient.
Pour comparer les deux activités physiques, les chercheurs ont utilisé comme unité le MET (metabolic equivalent of task), qui exprime l’intensité d’une activité. Ainsi, 1 MET représente la dépense énergétique au repos. Une activité physique modérée comme la marche rapide correspond à 3 à 6 MET, la course à pied étant au-delà de 6 MET.
Pour les femmes qui pratiquaient la course à pied, le risque de décéder du cancer du sein diminuait de plus de 40 % par MET, heure et par jour. En revanche, celles qui marchaient ont diminué leur mortalité de seulement 5 % par MET, heure et par jour, et cette diminution n’était pas significatifve.
Cependant, cette étude portait sur un nombre relativement faible de femmes, ce qui ne doit pas décourager les femmes de marcher à défaut de courir, même si le bénéfice semble plus restreint en termes de survie après un cancer.
Source
Paul T. Williams. Significantly greater reduction in breast cancer mortality from post-diagnosis running than walking. Int J Cancer. 2014 Jan 27. doi: 10.1002/ijc.28740
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