Après 50 ans, cumuler un tour de taille élevé et un taux de vitamine D bas multiplie par plus de deux le risque de mourir dans les six ans, selon une étude portant sur 5 500 personnes.
Un déficit en vitamine D pourrait réduire les chances de succès des fécondations in vitro. C’est ce que suggère une étude italienne parue dans le Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism (JCEM).
La vitamine D joue un rôle important dans la santé osseuse. Mais elle semble impliquée dans de nombreuses autres fonctions, y compris la fertilité.
Dans cette étude, les chercheurs ont étudié les taux de de fécondation chez des femmes suivies dans une polyclinique milanaise pour une FIV en 2012. Pour être inclues dans l’étude, les femmes devaient avoir entre 18 et 42 ans, un IMC normal, une indication pour une FIV et une réserve ovarienne correcte. Les chercheurs ont suivi 154 femmes qui avaient un déficit en vitamine D (moins de 20 ng/mL dans le sang) et 181 femmes qui avaient des niveaux suffisants (plus de 20 ng/mL). Des niveaux de 30 ng/mL (75 nmol/L) sont souvent recommandés pour une bonne santé générale.
Le pourcentage de grossesse était de 20 % chez celles souffrant de déficit en vitamine D et de 31 % chez les autres. Après avoir ajusté les résultats, les chercheurs ont trouvé que celles qui avaient plus de 20 ng/mL de vitamine D dans le sang avaient à peu près deux fois plus de chances d’être enceintes. Les taux d’implantation et de grossesses étaient significativement plus bas chez celles qui avaient un déficit en vitamine D. Les femmes qui avaient les niveaux les plus élevés de vitamine D (30 ng/mL) avaient le plus de chances de grossesse.
Pour Alessio Paffoni, un des auteurs de l’étude, « Jusqu’à présent, notre travail est la plus vaste étude qui examine comment la vitamine D affecte la fertilité chez des femmes qui subissent une FIV. » La vitamine D pourrait favoriser la production d’ovocytes de bonne qualité dans les ovaires et le succès de l’implantation des embryons dans l’utérus : « Nous avons trouvé que les femmes qui avaient des niveaux suffisants de vitamine D étaient plus susceptibles de produire des embryons de haute qualité et plus susceptibles de tomber enceintes que celles qui avaient un déficit en vitamine D ».
La vitamine D est synthétisée par la peau sous l'action des rayons ultraviolets B, mais uniquement entre avril et octobre en France et dans les régions de latitude comparable. A la saison froide, des compléments de vitamine D (médicaments, compléments alimentaires) sont nécessaires chez la plupart des gens.
L’action de la vitamine D est probablement multifactorielle, son récepteur est exprimé dans la plupart des organes reproducteurs : tissus de l’endomètre, du myomètre, du col et du sein. La vitamine D pourrait influencer le contrôle de l’axe hypothalamo-hypophysaire, la folliculogenèse ovarienne et l’implantation utérine.
Alessio Paffoni, Stefania Ferrari, Paola Vigano, Luca Pagliardini, Enrico Papaleo, Massimo Candiani, Amedea Tirelli, Luigi Fedele, Edgardo Somigliana. Vitamin D Deficiency and Infertility: Insights From in vitro Fertilization Cycles. The Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism, 2014; jc.2014-1802 DOI: 10.1210/jc.2014-1802
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