Voici 10 aliments à intégrer à vos menus pour soutenir un microbiote équilibré et diversifié.
Les jours qui raccourcissent, les températures qui chutent…pas de doute l’hiver approche et il s’accompagne parfois, pour certains, d’une forme de « blues de l’hiver », la dépression saisonnière. Pourquoi certaines personnes sont-elles plus sensibles à cette dépression saisonnière ? Selon une petite étude menée par des chercheurs de l’Université de Copenhague, cela provient d’un problème de régulation de la sérotonine -une hormone impliquée dans la régulation de l’humeur- pendant les mois d’hiver. Les résultats ont été présentés au 27ème congrès ECNP (European College of Neuropsychopharmacology) à Berlin.
La dépression saisonnière, ou trouble affectif saisonnier, intervient généralement en hiver et est liée au manque de lumière naturelle. Les journées courtes et la luminosité moins intense provoquent ainsi une « déprime hivernale » qui cause, chez ceux qui en souffrent, une baisse d’énergie et une diminution du moral.
Les chercheurs de Copenhague ont découvert que chez les personnes qui souffrent de dépression saisonnière, lorsque les nuits s'allongent, la production du transporteur membranaire (SERT) de la sérotonine s’accélère, diminuant le niveau de sérotonine disponible.
Dans cette étude, les chercheurs ont étudié 11 personnes souffrant de dépression saisonnière et les ont comparées à 23 personnes en bonne santé. Les participants ont été suivis en été et en hiver.
En examinant leur cerveau par imagerie médicale, les chercheurs ont trouvé que chez les personnes qui souffrent de dépression saisonnière, les taux de protéine de transport de la sérotonine (SERT) sont plus élevés pendant la saison d’hiver que pendant l’été. Ce phénomène n’est pas présent chez les participants qui ne souffrent pas de dépression saisonnière.
« Le transporteur de la sérotonine ramène la sérotonine dans les cellules nerveuses dans lesquelles elle n’est pas active. Donc plus l’activité du transporteur est élevée, moins la sérotonine est active » dit le Dr Brenda Mc Mahon, responsable de l’étude. « La lumière du soleil conserve l’activité du transporteur naturellement basse, mais lorsque les nuits deviennent plus longues, le niveau de transporteur de la sérotonine augmente, provoquant une diminution du niveau de la sérotonine active » dit-elle.
Les personnes qui ne souffrent pas de dépression saisonnière ne présentent pas cette augmentation de l’activité du transporteur de la sérotonine. Leur sérotonine possède donc la même activité au cours des saisons.
Des études précédentes ont déjà montré l’association entre les fluctuations du taux de transporteur de la sérotonine SERT et la dépression saisonnière. Cependant, cette étude est la première à suivre les participants pendant l’été et l’hiver pour effectuer des comparaisons.
Les chercheurs ne savent pas exactement comment la lumière influence les niveaux de la sérotonine et des études supplémentaires sont nécessaires pour comprendre le mécanisme.
La luminothérapie est un des traitements pour les personnes qui souffrent de dépression hivernale. Une autre approche consiste à prendre des acides aminés qui augmentent le taux de sérotonine, à savoir les précurseurs de ce neurotransmetteur (sur NutriStore : L-Tryptophane et 5-hydroxytryptophane (5-HTP)).
Sources
Brain scans show cause of seasonal affective disorder. BBC News Health
B. Mc Mahon, S.B. Andersen, M.K. Madsen, L.V. Hjordt, I. Hageman, H. Dam, C. Svarer, S. Da Cunha-Bang, W. Barré, J. Madsen, L. Hasholt, V. Frokjaer, G.M. Knudsen. Patients with seasonal affective disorder show seasonal fluctuations in their cerebral serotonin transporter binding. Eur Neuropsychopharmacol. 2014;24(Suppl 2):S319
Les meilleurs livres des éditions Thierry Souccar sélectionnés par la rédaction.
Découvrir la boutique
Voici 10 aliments à intégrer à vos menus pour soutenir un microbiote équilibré et diversifié.
Après 50 ans, cumuler un tour de taille élevé et un taux de vitamine D bas multiplie par plus de deux le risque de mourir dans les six ans, selon une étude portant sur 5 500 personnes.
Au supermarché, difficile de passer à côté du skyr : il a envahi le rayon des produits laitiers en quelques années ! Riche en protéines et pauvre en matières grasses, il séduit de nombreux consommateurs. Sur le plan nutritionnel, est-il à la hauteur de sa réputation ? Un produit estampillé « skyr » est-il forcément bon pour vous ?