Les acides gras oméga-3 sont souvent présentés comme les nutriments stars du cerveau, mais peuvent-ils freiner le déclin cognitif ?
La dulse (Palmaria palmata), aussi appelée "goémon à vache", ou "petit goémon" au Canada (à ne pas confondre avec le petit goémon de Bretagne), est une algue rouge réputée pour ses qualités gastronomiques. Elle entre traditionnellement dans l’alimentation des habitants des côtes de l’océan Atlantique Nord : en Europe (Islande, Irlande, Angleterre, Ecosse, France, Norvège), mais aussi le long des côtes nord-américaines et canadiennes.
Cependant, des soupçons ont pesé sur la dulse, qui, selon les services vétérinaires danois, contiendrait des niveaux dangereux d’acide kaïnique, une molécule proche de l'acide glutamique. A hautes doses, ce neurotoxique peut causer des dommages au cerveau, car il peut se fixer sur des récepteurs du glutamate. Un chercheur danois, le Pr Ole G. Mouritsen vient de mesurer les teneurs d’acide kaïnique dans la dulse, mais aussi les teneurs en métaux lourds, en iode et en arsenic.
Résultats : les doses d’acide kaïnique dans la dulse sont extrêmement faibles. Il faudrait manger pas moins de 150 kg d’algues en une seule fois pour qu’un effet toxique apparaisse ! De plus, les niveaux d’iode, arsenic, mercure, cadmium et plomb mesurés étaient en-dessous des normes de l’OMS.
Par conséquent, la dulse trouvée dans l’océan Atlantique Nord est tout à fait propre à la consommation. Bonne pour la santé, goûteuse, elle fait partie des algues les plus appréciées des populations occidentales qui consomment traditionnellement des algues. Sous forme sèche, elle peut s’ajouter au pain, aux omelettes, soupes et plats de poisson. On peut aussi la faire frire et l’ajouter à sa salade, elle donnera du craquant !
De nombreuses autres algues sont connues pour leurs qualités nutritionnelles : riches en oligo-éléments, minéraux, anti-oxydants, fibres, elles gagneraient à être plus souvent présentes dans nos assiettes...
Source
On the human consumption of the red seaweed dulse (Palmaria palmata). O G Mouritsen, C Dawczynski, L Duelund, G Jahreis, W Vetter et M Schroeder. Journal of Applied Phycology. Mars 2013.
Les meilleurs livres des éditions Thierry Souccar sélectionnés par la rédaction.
Découvrir la boutique
Les acides gras oméga-3 sont souvent présentés comme les nutriments stars du cerveau, mais peuvent-ils freiner le déclin cognitif ?
Deuxième boisson la plus consommée dans le monde après l’eau, le café exerce une action bien réelle sur le cerveau, grâce à la caféine. Des études récentes suggèrent qu'à raison de deux à trois tasses par jour, il pourrait aussi réduire le risque de démence et de troubles de l’humeur.
Les vitamines B6, B9 et B12 agissent au cœur des processus qui gouvernent le vieillissement du cerveau. Leur rôle dans la prévention d’Alzheimer fait l’objet de recherches prometteuses et les données récentes penchent résolument en leur faveur, au moins chez une partie de la population.