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Un pédiatre américain, le Dr Michael Anderson (Georgie, Etats-Unis), prescrit depuis quelques temps déjà un médicament à des écoliers pourtant en bonne santé. Le but ? Améliorer les résultats scolaires. Les enfants qui reçoivent ce traitement sont issus de milieux défavorisés et beaucoup sont en échec scolaire. Le médicament s’appelle Adderrall. C’est un mélange de dérivés amphétaminiques, autorisé aux Etats-Unis et au Canada pour soigner les troubles du déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH). Pourtant, les enfants auxquels le Dr Anderson donne ce médicament ne souffrent pas de TDAH. Dans certaines familles, ce sont plusieurs enfants en bonne santé qui prennent le médicament.
Cette histoire est racontée dans l’édition du 9 octobre du New York Times. Michael Anderson se justifie ainsi : «En tant que société, nous avons décidé que cela coûte trop cher de modifier l’environnement de l’enfant. Alors, il nous faut modifier l’enfant». Pour le Dr Anderson, donner un traitement à ces enfants relève de la justice sociale. Dans les familles à faibles revenus, dit-il, il n’y a pas d’argent pour du soutien scolaire. Les psychotropes font donc la différence.
Selon le médecin, plusieurs de ses confrères agiraient de même, et les résultats seraient là. La concentration serait meilleure, les notes améliorées. De nombreux psychiatres confirment que l’usage de psychotropes chez les enfants, les adolescents et les jeunes adultes en bonne santé est en pleine croissance. Si, à l’école primaire, ce sont les familles défavorisées qui les utilisent pour donner un coup de pouce à leurs enfants, à l’université en revanche, ces médicaments seraient employés par des étudiants issus de milieux aisés pour améliorer des notes qui sont déjà bonnes.
Cette histoire met bien sûr les sociologues et les scientifiques mal à l’aise. Peut-on, au nom de la justice sociale, administrer des médicaments à des enfants, ce qui les expose à un risque d’effets indésirables encore mal connus ? Ce comportement encore très américain va-t-il s’exporter ? Dans combien de temps ?
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