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L’Organisation mondiale de la santé a convoqué une réunion d’experts pour évaluer la réponse globale (internationale) à la pandémie de grippe H1N1 en 2009. Cette évaluation qui se déroule du 12 au 14 avril est confiée à l'International Health Regulations Review Committee, qui associe des chercheurs de 194 pays.
La souche de grippe A(H1N1) est apparue au Mexique et aux Etats-Unis en avril 2009. Elle a provoqué la mort de 17770 personnes dans 213 pays, selon l'OMS, qui a déclaré l'état de pandémie mondiale en juin 2009.
Le principal reproche fait à l'OMS est d'avoir insufflé un vent de panique sur les conséquences de cette pandémie, qui s'est révélée beaucoup moins mortelle que prévu.
Keiji Fukuda, qui est Conseiller spécial auprès du Directeur général pour la grippe pandémique, a estimé lors de l’ouverture des débats lundi que l'OMS n'avait pas suffisamment communiqué sur l'incertitude qui prévaut dans tous les cas de pandémie. "Beaucoup ont interprété cela comme un processus dénué de transparence", a-t-il dit.
Keiji Fukuda a reconnu que l'échelle d'alerte à la pandémie de l'OMS, qui compte six degrés, avait entretenu une certaine confusion. Cette échelle prend en compte la progression géographique d'un virus, mais pas son degré de gravité. Pour l’OMS, la mortalité élevée du virus H5N1 (60% de décès chez les personnes infectées) a pesé sur les esprits. L'OMS dit avoir tenté de mesurer la gravité réelle de la souche H1N1 à partir des données de mortalité, mais explique avoir rencontré des difficultés car tous les pays ne disposent pas d’informations fiables. Pourtant, tous les médias comme LaNutrition.fr disposaient à l’automne d’informations fiables sur la mortalité dans l’hémisphère sud.
Suivant les recommandations de l’OMS, les Etats ont accumulé des doses de vaccins qui n'ont finalement été d'aucune utilité. Les liens des experts de l'OMS avec l'industrie pharmaceutique restent d’ailleurs à préciser.
Mais visiblement l’OMS ne veut pas porter seule le chapeau. Keiji Fukuda a souligné que les blogs et autres nouveaux médias avaient alimenté « rumeurs et critiques ».
Dans sa déclaration mise en ligne sur le site de l’OMS, la directrice générale, Margaret Chan, a souhaité une évaluation franche et critique de la gestion de la pandémie afin de mieux faire face à d'autres crises de santé publique à l'avenir.
"Nous voulons savoir ce qui a bien fonctionné. Nous voulons savoir ce qui n'a pas marché, et dans l'idéal, pour quelles raisons. Nous voulons savoir ce qui aurait pu être amélioré et dans l'idéal, de quelle manière", dit-elle.
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