Après 50 ans, cumuler un tour de taille élevé et un taux de vitamine D bas multiplie par plus de deux le risque de mourir dans les six ans, selon une étude portant sur 5 500 personnes.
Un groupe de chercheurs Anglais et Américains vient de publier les résultats d'une très large analyse de la littérature médicale dans le but de déterminer l'impact respectif de la consommation de poisson ou d'acides gras oméga-3 sur le risque de maladies cardiovasculaires (prévention primaire) ou sur le risque de rechute (prévention secondaire).
L'analyse a regroupé 26 études d'observation et 12 études d'intervention totalisant ainsi des données sur plus de 794 000 personnes. Les premiers résultats indiquent que les personnes qui consomment entre 2 et 4 portions de poisson par semaine ont un risque de maladies cardiovasculaire diminué de 6% comparativement aux personnes qui consomment enbtre 0 et 1 portion par semaine. Pour celles qui consomment au moins 5 portions par semaine le risque diminue de 12%. Malgré tout les chercheurs ne sont pas parvenus à trouver de lien entre la consommation d'acides gras oméga-3 et le risque de maladies cardiovasculaires, qu'ils soient apportés par le poisson ou sous forme de compléments alimentaires.
Comment expliquer ces résultats ?
Cette étude présente un certain nombre de points contestables, les mêmes que ceux déjà mis en avant par LaNutrition.fr début Octobre dans notre article Polémique sur les oméga-3 : sont-ils vraiment efficaces ? Malgré le nombre impressionnant de participants réunis dans cette analyse, seules 2 études d'intervention sur 12 ont évalué l'effet d'une supplémentation en acides gras oméga-3 dans la prévention des maladies cardiovasculaires sur des sujets en bonne santé. Il est aussi probable que chaque portion supplémentaire de poisson consommée entraîne une diminution de la consommation d'autres sources de protéines animales comme les viandes rouges qui pourraient être dangereuses pour la santé lorsqu'elles sont consommées en trop grande quantité.
Pour plus d'informations : Polémique sur les oméga-3 : sont-ils vraiment efficaces ?
A lire également : Dr Michel de Lorgeril : les infarctus et les AVC peuvent être éradiqués
Chowdhury R ,Stevens S ,Gorman D ,Pan A ,Warnakula S ,Chowdhury S ,et al. Association between fish consumption, long chain omega 3 fatty acids, and risk of cerebrovascular disease: systematic review and meta-analysis. BMJ 2012;345:e6698.
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