Bio, sans gluten, avec périodisation des glucides : le régime de Chris Froome

Par Marc Gomez Publié le 27/07/2016 Mis à jour le 10/07/2018
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Le triple vainqueur du Tour de France suit un régime sans gluten, épisodiquement pauvre en glucides (low carb, type Atkins), avec des protéines, et beaucoup de fruits et légumes bio.

De A comme aliments ultra transformés, à P comme protéines, quelques extraits des déclarations de Chris Froome, qui permettent de reconstituer son régime alimentaire. Un régime centré sur les protéines, les fruits et légumes bio, les aliments complets sans gluten, avec des périodes pauvres en glucides, mais des glucides qui reviennent en force en compétition.

Ce type d'alimentation est une forme de low-carb intermittent qu'on appelle aussi "low glycogen training" (entraînement avec de faibles réserves de glycogène). Il consiste, par périodisation des glucides, à habituer l'organisme à carburer aux graisses plutôt qu'aux sucres, que l'on fait réapparaître en compétition. "Cette méthode a démontré scientifiquement ses bénéfices", explique le Dr Fabrice Kuhn, qui lui a consacré le livre "Ultra Performance".

Voici donc le dictionnaire alimentaire de Chris Froome.

Aliments ultra transformés : « La première chose à faire quand on veut être performant, c’est de supprimer les aliments ultratransformés de son alimentation et augmenter les produits céréaliers complets et les végétaux sains. »

Lire : Halte aux faux aliments ! du Dr Anthony Fardet

Charge glucidique : « Ce n’est pas parce que vous avez décidé de faire une sortie de 80 km à vélo le lendemain qu’il faut avaler une ration massive de pâtes la veille au soir, parce qu’une fois sur le vélo vous allez vous sentir tout gonflé. Au contraire, prenez les glucides pendant la course, avec des gels ou d’autres aliments. »

Gluten : « J’avais l’habitude de manger beaucoup de muesli, je pensais que c’était bon, mais c’était plein de blé et de sucre. Lorsque on mange du gluten, on a tendance à retenir un peu plus d’eau. Maintenant, j’évite. A la place du pain et des pâtes je mange plutôt du riz et du quinoa. C’est plus digeste et cela m’apporte les glucides dont j’ai besoin.»

Lire : 50 recettes sans gluten, de Rabia Combet

Low carb : « Il faut apprendre au corps à métaboliser les graisses pour fournir de l’énergie. A l’entraînement, nous faisons régulièrement un petit déjeuner low carb (pauvre en glucides) avec par exemple une omelette et un avocat, mais pas de glucides, et on roule avec ça au moins pendant les premières heures. Théoriquement, cela apprend au corps à être plus performant, ce qui fait que les jours de course, quand vous prenez beaucoup de glucides, c’est un peu comme si vous aviez une deuxième source d’énergie. »

Lire : 101 recettes low-carb

Minceur : « Ce n’est pas si facile pour moi de rester mince. Je me concentre sur la qualité des aliments que je mange : fruits et légumes bio, viande chaque fois que c’est possible. Le public pense à tort que parce qu’on s’entraîne 5 à 6 heures par jour on peut manger ce qu’on veut et qu’on le brûlera de toute façon. Il faut vraiment être attentif à la moindre chose que vous mettez dans la bouche et en quoi cela va pouvoir être bénéfique. »

Poids : « Pour nous, le rapport poids puissance est un ratio important et idéalement, on veut être aussi mince que possible avec le maximum de puissance. Quand je suis devenu professionnel, je pensais que mon poids de course était de 70-71 kg alors qu’en réalité, je peux le faire descendre à 66-67 kg. »

Protéines : « Mon régime est beaucoup plus centré sur les protéines. Hors compétition, j’ai fortement diminué les glucides, mais je ne perds pas de muscle. »

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(Photo : ©Frederic Legrand - COMEO / Shutterstock.com)

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