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L’alcool occupe une place particulière en France : sa dimension conviviale et festive ainsi que son importance économique, historique et culturelle sont indéniables.
Toutefois, l’alcool est responsable de dizaines de milliers de morts. C’est un facteur direct ou associé de nombreuses maladies comme les cancers, les maladies cardiovasculaires et les maladies digestives. En France, la surmortalité masculine liée à l’alcool serait la plus élevée d’Europe : de 30 % supérieure à la moyenne des pays de l’Union européenne.
L’alcool est aussi impliqué dans les accidents de la route puisqu’il est responsable de plus d’1 accident mortel sur 4. Il favorise également l’apparition de certains troubles mentaux de même que les comportements violents (homicides, violences conjugales, maltraitances, etc.).
L’alcool est donc un sujet ambivalent qui ne peut laisser indifférent : au-delà d’un problème de santé, c’est d’un problème de société majeur qu’il s’agit. C’est pour cette raison que les États Généraux ont tenté de favoriser l’expression des Français en permettant un débat qui ne soit pas réservé aux seuls professionnels et acteurs institutionnels.
L’alcool, c’est quoi ?
Toutes les boissons alcoolisées contiennent une même molécule, l’éthanol ou alcool éthylique. Celle-ci est très soluble dans l’eau, d’où sa diffusion rapide dans l’organisme. Outre l’éthanol, les boissons alcoolisées contiennent de l’eau et d’autres produits qui différent selon les modes de fabrication. En effet, certaines boissons alcoolisées comme le vin, la bière ou le cidre sont directement issues de la fermentation de grains ou de fruits. D’autres, comme les spiritueux ou autres eaux-de-vie, sont obtenues par fermentation puis distillation ; cette seconde étape permettant par ailleurs d’augmenter la concentration d’alcool.
Les différentes effets de l’alcool ont pour origine l’éthanol : c’est un produit dit « psychotrope » capable d’agir sur le cerveau. Son action dépend de la dose ingérée. Il agit notamment sur l’humeur, l’inhibition sociale, la coordination des mouvements, la mémoire et l’état de conscience. Celui-ci peut donc avoir des effets à court terme considérés comme favorables à la vie sociale et accompagnant des moments de convivialité, mais il peut aussi être à l’origine de violences, accidents ou maladies graves.
Les chiffres clés de l’Alcool en France
Entre 1960 et 2002, la part du budget alimentaire consacrée aux boissons alcoolisées par les ménages français est passée de 12,4 % à 8,9%. Entre 1961 et 2003, la consommation d’alcool est passée de 17,7 litres à 9,3 litres d’alcool pur par an et par habitant. La France occupe le 11ème rang mondial de consommation d’alcool, et le 2ème rang pour la consommation de vin, derrière le Luxembourg.
L’alcool est, avec le tabac, la substance psychoactive la plus consommée en France. On estime à 39,4 millions le nombre de personnes entre 12 et 75 ans ayant consommé de l’alcool dans l’année. En 2005, 13,7% des Français déclarent avoir consommé de l’alcool tous les jours de l’année, tous alcools confondus (vin, bière, spiritueux ou autres).
Mais quels alcools sont consommés en France ? Avec un peu plus de 60% de la consommation totale d’alcool le vin conserve sa suprématie. Eu outre, 77,2 % des consommateurs en ont bu au moins une fois dans l’année, tandis que 56,2 % ont bu un alcool fort et 53,2 % de la bière. Et si les consommateurs déclarent le plus souvent avoir bu de l’alcool le dimanche, les quantités consommées sont plus importantes le samedi.
En ce qui concerne les jeunes, en 2000, 16 % des garçons de 17 ans avaient consommé de l’alcool régulièrement (au moins 10 fois dans les 30 jours précédant l’enquête). En 2003, cette proportion s’élève à 21,3%. Chez les filles, la proportion de buveuses régulières est aussi en hausse : 5,5 % en 2000 contre 7,5 % en 2003.
Enfin, chez les jeunes, si les buveurs quotidiens sont rares, les buveurs du week-end sont nombreux et s’enivrent plus que les adultes.
Alcool et santé
Les rapports officiels repris mettent en deuxième position l’alcool sur la liste des causes de mortalité évitable de notre pays (après le tabac). Le chiffre de 45 000 décès liés à la consommation régulière d’alcool est souvent avancé.
Ce chiffre provient d’une étude menée par Catherine Hill, chef du service de biostatistique et d’épidémiologie de l’Institut Gustave Roussy (Villejuif). Dans son article « Alcool et Risques de Cancer » publiée en 2000, elle fait état de 45 000 décès attribuables à l’alcool, 38 000 chez l’homme et 7 000 chez la femme. Elle précise que 16 000 de ces décès sont des décès par cancer et que l’alcool est responsable de plus d’un décès par cancer sur 9.
Toutefois, son étude est fondée sur des chiffres datant de 1995. Cependant une expertise collective menée par l’Inserm et dont les résultats ont été rendus publics en 2001 faisait état de 23 000 décès dus à l’alcool. Quelle est la réalité en France : 45 000 ou 23 000 décès ? Nous avons interrogé Hélène Rouach, biochimiste, du laboratoire de recherches biomédicales sur l’alcoolisme au sein de l’UFR biomédicale des Saints-Pères à Paris qui a participé à la rédaction du rapport de l’Inserm. Pour elle, l’ancienneté des chiffres n’est pas problématique. Selon elle, il serait intéressant de mettre en place une nouvelle étude, mais les résultats « ne devraient pas nécessairement être très éloignés de ceux présentés aujourd’hui ».
Ensuite, poursuit-elle, « que ces chiffres soient très ou peu proches de la réalité ne remet pas en cause l’intérêt et le bienfait de l’organisation des États Généraux de l’Alcool ». Elle trouve cette initiative « formidable » et nécessaire car elle constitue selon elle « une base de réflexion et de travail officielle et fonctionnelle » qui s’imposait.
Enfin, la différence entre les chiffres de la mortalité de ces deux études s’explique par le fait que l’Inserm n’a tenu compte que des décès directement liés à l’alcool et non les décès pour lesquels l’alcool n’est qu’un facteur indirect ou associé à d’autres maladies.
Si les décès et les maladies liées à l'alcool sont une réalité à laquelle la France doit faire face, reste la question des bénéfices d'une consommation modérée, qui ne peut pas être occultée. Réconcilier ces deux dimensions de l'alcool apparaît pour l'instant très difficile à réaliser dans le cadre d'un débat de santé publique.
- Boissons alcoolisées : 40 ans de baisse de consommation ;
- Insee Première, n° 966, mai 2004 ;
- World Drink Trends 2000 et 2005 ;
- Baromètre santé 2005, Inpes ;
- Insee Première, n° 966, mai 2004 ;
- Enquête ESCAPAD 2003, OFDT.
- Catherine Hill (mars2000) : « Alcool et Risques de Cancer », adsp, n°30, pp. 14-17.
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