Les Français moins heureux que les Belges mais plus que les Allemands

Par Collectif LaNutrition.fr - Journalistes scientifiques et diététiciennes Publié le 20/09/2013 Mis à jour le 10/03/2017
La France se classe au 25e rang des pays les plus heureux dans le World Happiness Report 2013 de l’ONU.

Alors toujours ronchons les Français, à se plaindre de la crise et des défaites de l’équipe de France (en plus ça fait grossir : voir notre article sur la malbouffe liée aux résultats des matches) ? En réalité, nous ne sommes pas si malheureux, mais... pas si heureux non plus : la France se place au 25e rang des pays les plus heureux sur 156. Le Canada est 6e, nos voisins belges et allemands respectivement 21e et 26e.

Selon le World Happiness Report 2013 de l’ONU (1), plusieurs facteurs influencent le bonheur : le produit intérieur brut (PIB), les libertés individuelles, l’espérance de vie en bonne santé, le système social, la générosité mais aussi les problèmes de corruption. Pour réaliser leur classement, les auteurs se sont appuyés sur des statistiques existantes. Par exemple, en France, l’INSEE a recueilli des données sur la qualité de vie des habitants en 2011 (2).

Les 5 pays les plus heureux sont européens, avec dans l’ordre le Danemark, la Norvège, la Suisse, les Pays-Bas et la Suède. Un climat rude est loin d’être un handicap pour vivre heureux – l’Islande est 9e dans le classement ! Comme dans le rapport précédent, aucun pays de plus de 50 millions d’habitants ne figure dans ce top-10 et ils ne sont que 2 dans le top-20 : Mexique et Etats-Unis, respectivement aux 16e et 17e places. Les auteurs se demandent donc si, au-delà d’une certaine taille, il devient plus difficile pour les Etats de créer des conditions facilitant le bien-être. Or, les questions de bien-être et de santé sont intimement mêlées : le bien-être mental participe à une bonne santé générale.

Lire : Le bien-être mental diminue le risque de maladies cardiovasculaires

Si on compare les situations de 2007 et 2012, plusieurs régions ont enregistré une baisse de leurs scores dans cette « échelle du bonheur » : le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord, l’Asie du Sud, les 4 grandes puissances industrielles formées par les Etats-Unis, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, et l’Europe de l’Ouest. Mais globalement, les scores du bien-être se sont élevés : 60 pays ont enregistré des améliorations de leur situation et 41 une dégradation. En particulier, on se réjouit de plus en plus de vivre en Amérique latine ou dans les Caraïbes.

En Europe, si la France voit son score rester quasiment stable, 4 pays sont particulièrement affectés par la crise et voient diminuer significativement leur indice de bonheur : la Grèce, l’Espagne, l’Italie et le Portugal. Dans ces 4 pays, la situation économique a fortement affecté les citoyens qui disent percevoir plus de corruption dans la vie publique. La forte hausse du chômage a eu un effet important sur le bien-être de la population, chômeurs comme non-chômeurs.

Les auteurs du rapport soulignent également que la société de consommation ne génère pas toujours plus de bonheur pour les individus : alors que le revenu des américains a triplé en 50 ans, la population réclame plus de coopération, d’honnêteté, de responsabilité vis-à-vis des générations futures, de protection sociale… La surconsommation n’est pas un gage de bien-être ! A l’inverse, le bénévolat et la générosité participent au bien-être individuel.

Sources

(1) Helliwell, John F., Richard Layard, and Jeffrey Sachs, eds. 2013. World Happiness Report 2013. New York: UN Sustainable Development Solutions Network.

(2) INSEE. L'enquête sur la qualité de la vie. 2011.

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