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Plusieurs études ont montré que les acides gras de la famille oméga-3 ont un effet bénéfique chez les personnes qui ont déjà eu un infarctus du myocarde ou une insuffisance cardiaque. Mais qu’en est-il de ceux qui n’ont pas eu d’accident cardiaque mais présentent des facteurs de risque cardio-vasculaire ?
GISSI, une vaste étude italienne, incluant plus de 12 000 personnes, s’est penchée sur cette question. Les participants étaient des patients à haut risque cardiovasculaire ou présentant des symptômes d’athérosclérose, mais n’ayant pas eu d’infarctus du myocarde. La moitié d’entre eux a reçu des oméga-3 à longues chaînes sous la forme de capsules d'huile de poisson (1 g par jour) et l’autre un placebo. Les chercheurs ont relevé le nombre de décès, d’infarctus du myocarde (sans décès) et d’attaque non-fatale.
Après 5 années de suivi, 11,7% des personnes ayant reçu des oméga-3 avaient connu un problème de ce type, et 11,9% de celles qui recevaient le placebo. Chez les femmes, un effet protecteur a été observé, mais les auteurs restent prudents sur ce résultat qui pourrait être dû au hasard. Au bout d’un an, considérant qu'i y avait eu peu d’événements par rapport aux prévisions, les auteurs ont décidé de compter les patients décédés pour maladie cardio-vasculaire ou admis à l’hôpital pour des causes cardio-vasculaires. Les résultats restaient comparables entre les deux groupes de patients (1).
Les auteurs en concluent qu’une supplémentation journalière en oméga-3 chez les patients à haut risque cardio-vasculaire ne réduit ni leur mortalité, ni leur morbidité (risque de développer une maladie).
Pour autant, les recommandations qui visent à inciter ces patients à consommer du poisson, faire de l’exercice ou arrêter de fumer restent d’actualité. La prise prolongée d’oméga-3 n’a pas d’effet secondaire ; elle peut tout à fait se poursuivre, surtout chez les personnes qui consomment peu de poisson.
L’huile des poissons gras (saumon, hareng, sardine, maquereau…) contient deux acides gras essentiels de la famille des oméga-3 : l’acide eicosapentaénoïque (EPA), qui limite l’inflammation, et l'acide docosahexaénoïque (DHA), qui joue un rôle dans la fluidité des membranes cellulaires. Ces molécules sont connues pour favoriser la santé cardio-vasculaire.
En 2012, l'analyse de 20 études d’intervention portant sur plus de 63000 personnes a conclu que les oméga-3 pouvaient prévenir la mortalité vasculaire, mais que les preuves n’étaient pas d’une extrême solidité et que les bénéfices étaient probablement inférieurs à ce que l’on croyait autrefois (2).
D’autres travaux ont montré un effet bénéfique des oméga-3 sur la santé des artères.
Lire : Les oméga-3 rendent les artères plus souples
Sources
(1) n-3 fatty acids in patients with multiple cardiovascular risk factors.Risk and Prevention Study Collaborative Group. N Engl J Med 2013; 368: 1800-1808.
(2) Kotwal S, Jun M, Sullivan D, Perkovic V, Neal B. Omega 3 Fatty acids and cardiovascular outcomes: systematic review and meta-analysis. Circ Cardiovasc Qual Outcomes. 2012 Nov;5(6):808-18.
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