Surmortalité chez les personnes les moins éduquées

En Grande-Bretagne, les comportements néfastes pour la santé seraient plus fréquents chez les personnes appartenant à une classe sociale peu élevée, ce qui est moins le cas en France.

L’association entre les comportements néfastes pour la santé et un statut socio-économique faible, qui sont deux facteurs favorisant la mortalité, est-elle la même dans tous les pays ? Pour répondre à cette question, les chercheurs ont comparé les résultats d’une cohorte française à ceux d’une cohorte britannique et ont mis en évidence des disparités.

Afin d’évaluer les liens entre comportements de santé, statut socio-économique et mortalité, une collaboration entre la cohorte française GAZEL (incluant 17760 personnes) et la cohorte britannique Whitehall II (incluant 9771 personnes) a été mise en place.

Résultats : en France, comme en Grande-Bretagne, la mortalité est deux fois plus importante chez les personnes appartenant à la catégorie socio-économique la plus faible (revenus bas, faible niveau d’études, …). La relation entre comportements à risque (tabagisme, faible activité physique…) et mortalité est également similaire dans les deux cohortes. Toutefois, si en Grande-Bretagne les comportements à risques semblent plus répandus chez les personnes qui ont un statut socio-économique faible, cela n’est pas le cas en France.

Référence :

Stringhini S, Dugravot A, Shipley M, Goldberg M, Zins M, et al. (2011) Health Behaviours, Socioeconomic Status, and Mortality: Further Analyses of the British Whitehall II and the French GAZEL Prospective Cohorts. PLoS Med 8(2): e1000419.

  • Version actuelle le 24/03/2021
    Mise à jour par Collectif laNutrition
  • le 01/03/2011
    Publication par Collectif LaNutrition.fr Journalistes scientifiques et diététiciennes

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