Grillades, merguez, brochettes… Le barbecue est l’un des plaisirs de l’été. Mais la chaleur intense transforme les aliments et engendre des composés qui alimentent l’inflammation chronique. Suivez le guide pour cuisiner en toute sécurité.
Si vous envoyez un SMS en écoutant la radio et en lisant vos mails, alors vous êtes ce qu’on appelle un "media multitasker", une sorte de multitâche technologique. L’utilisation simultanée de plusieurs formes de médias (web, télé, radio, téléphone) – media multitasking en anglais - est de plus en plus présente dans notre société et les études montrent que cette pratique a des effets psychosociaux et cognitifs négatifs. Dans une nouvelle étude parue dans PLoS One, les chercheurs montrent que le "media multitasking" pourrait même changer la structure du cerveau, notamment au niveau d’une zone liée à des fonctions cognitives et au contrôle des émotions.
L’utilisation simultanée de plusieurs appareils de médias a déjà été associée à une diminution de la capacité d’attention ainsi qu’à un risque accru de dépression et d’anxiété sociale. Actuellement, les processus neuronaux associés à la pratique du "media multitasking" ne sont pas bien connus.
Les études montrent que la structure du cerveau peut être modifiée lors d’une exposition prolongée à un nouvel environnement. Dans cette nouvelle étude, les chercheurs ont supposé que les différents comportements vis-à-vis du "media multitasking" pourraient se refléter dans la structure de certaines régions du cerveau.
Les participants -75 jeunes adultes en bonne santé – ont répondu à un questionnaire pour évaluer leur Media Multitaskink Index (MMI), c’est-à-dire leur fréquence d’utilisation des différentes formes de médias (presse écrite, télévision, vidéo sur ordinateur, SMS, web, réseaux sociaux…). La structure du cerveau des participants a été déterminée par IRM.
R&sultats : les personnes qui utilisent souvent plusieurs sources de médias en même temps présentent une densité de matière grise plus faible dans une zone spécifique du cerveau – le cortex cingulaire antérieur - par rapport aux personnes qui utilisent une seule source de temps en temps. Cette zone du cerveau joue un rôle important dans un certain nombre de processus de la cognition et la maîtrise des émotions.
« La pratique du media multitasking est de plus en plus répandue dans la vie d’aujourd’hui et ses impacts sur la cognition et le bien-être émotionnel est un sujet de préoccupation croissant » dit le Dr Kep Kee Loh, neuroscientifique et auteur de l’étude.
Les auteurs soulignent cependant que leur étude révèle une association entre le "media multitasking" et la plus faible densité de matière grise, et non pas un lien de causalité. Il se peut en effet que les personnes ayant au départ une densité de matière grise plus faible soient plus susceptibles d’utiliser de multiples sources de médias simultanément, en raison notamment d’une plus faible capacité de contrôle cognitif ou de régulation socio-émotionnelle. Mais rien ne peut exclure l’inverse : le "media multitasking" pourrait ainsi modifier la structure de notre cerveau. Des études supplémentaires sur le long terme seront nécessaires pour lever cette ambiguïté.
Source
Loh KK, Kanai R. Higher media multi-tasking activity is associated with smaller gray-matter density in the anterior cingulate cortex. PLoS One. 2014 Sep 24;9(9):e106698. doi: 10.1371/journal.pone.0106698. eCollection 2014.
Les meilleurs livres des éditions Thierry Souccar sélectionnés par la rédaction.
Découvrir la boutique
Grillades, merguez, brochettes… Le barbecue est l’un des plaisirs de l’été. Mais la chaleur intense transforme les aliments et engendre des composés qui alimentent l’inflammation chronique. Suivez le guide pour cuisiner en toute sécurité.
Le régime méditerranéen est probablement l’un des régimes les plus reconnus dans le monde pour ses vertus pour la santé. Voici 15 aliments fréquents dans cette alimentation.
Vous traquez les oméga-6 sur les étiquettes parce que vous pensez qu’ils sont inflammatoires ? Vous n’avez pas complètement tort… Mais vous n’avez pas complètement raison non plus ! La vérité sur les oméga-6 et l’inflammation est plus nuancée que ce que l’on croit.