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Une étude américaine très sérieuse confirme dans une certaine mesure que les alcools blancs font moins mal aux cheveux que les alcools sombres. Pour cette étude, 95 volontaires âgés de 21 à 35 ans ont été invités à abuser (modérément) de bourbon Wild Turkey ou de vodka Absolut mélangés, pour masquer le goût de l’alcool, à du Coca-Cola sans sucre. Les personnes ayant bu du Bourbon ont rapporté une gueule de bois plus sévère que celles qui avaient bu de la vodka. En revanche, le type d’alcool n’a pas eu d’impact sur une série de tâches destinées à mesurer la performance le lendemain des agapes : tous les buveurs ont réagi avec 2% de retard par rapport à des participants qui n’avaient rien bu.
Cette étude confirme d’autres travaux montrant que les alcools sombres sont moins bien tolérés que les clairs. La raison en est que les premiers renferment un plus grand nombre de substances appelées congénères, qui apparaissent naturellement ou migrent dans l’alcool pendant le vieillissement ou encore lui sont ajoutées. Beaucoup de ces congénères sont toxiques. Dans les alcools clairs, comme la vodka et le gin, la plupart de ces congénères sont éliminés. Malgré tout, la principale cause de la gueule de bois reste l’éthanol lui-même.
L’imprégnation alcoolique obtenue dans cette étude n’était pas spectaculaire, puisqu’en moyenne la teneur du sang en alcool était de 0,1%, à mi-chemin entre l’intoxication légère (0,09%) et l’ébriété franche (0,15%). Pourtant, les buveurs étaient le lendemain 2% plus lents que les non buveurs dans l’exécution de tâches prévues par le protocole de l’étude. La différence de 2% peut paraître faible et elle l’est effectivement pour ce qui est d’accomplir la plupart des activités quotidiennes, explique le principal auteur de l’étude, Damaris Rohsenow (Brown University, Providence, Rhode Island), « mais cela peut avoir des conséquences si l’on doit réagir au volant à une situation délicate. »
La règle de choisir des alcools clairs pour minimiser la gueule de bois est probablement valable pour les alcools forts mais pas forcément pour les boissons moins alcoolisées, dont la teneur en congénères varie considérablement. Dans une étude de 1981, le vin rosé renfermait plus de congénères qu’un bourgogne rouge et la bière Budweiser (une marque américaine) en contenait deux fois plus qu’une Miller (autre marque américaine) alors que les deux avaient quasiment la même couleur.
LaNutrition.fr recommande de boire avec modération et de suivre ces conseils pour minimiser la gueule de bois.
Rohsenow DJ, Howland J, Arnedt JT, Almeida AB, Greece J, Minsky S, Kempler CS, Sales S. Intoxication with bourbon versus vodka: effects on hangover, sleep, and next-day neurocognitive performance in young adults. Alcohol Clin Exp Res. 2010 Mar 1;34(3):509-18. Epub 2009 Dec 17. PubMed PMID: 20028364.
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