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Les troubles de la thyroïde sont très fréquents en France. Ils touchent en majorité les femmes et leur prévalence augmente avec l'âge et certains facteurs comme la ménopause. Le diagnostic repose en général sur une simple prise de sang qui mesure la TSH, une hormone hypophysaire qui ordonne à la glande thyroïde de produire plus ou moins d'hormones.
L'hypothyroïdie est généralement définie lorsque la TSH est supérieure à 5 et l'hyperthyroïdie est généralement définie lorsque la TSH est inférieure à 0,5. Comme expliqué dans un précédent article, les normes de TSH sur les analyses de sang n'ont cessé d'évoluer au fil du temps. Il arrive qu'une personne puisse présenter une TSH légèrement supérieure à 5 (on parle d'hypothyroïdie infraclinique ou subclinique) ou inférieure à 0,5 (on parle d'hyperthyroïdie infraclinique ou subclinique) sans manifester de symptômes. Dans ce cas la décision de soigner est délicate et la plupart des médecins Français s'y refusent. Aujourd'hui deux nouelles études mettent en évidence que même un léger décalage des valeurs de TSH par rapport à la normale peut avoir des conséquences importantes sur la santé.
Une large étude Britannique ayant porté sur plusieurs milliers de personnes, suivies pendant presque 8 ans, a montré que le traitement de l'hypothyroïdie lorsque la TSH se situe entre 5 et 10 permettait de diminuer le risque de problèmes cardiaques de 39% et de réduire la mortalité totale de 64%, notamment via une meilleure survie en cas de cancer.
Pour l'hyperthyroïdie, les chercheurs ont analysé les résultats de 5 études ayant porté sur plus de 8 000 malades pendant presque 9 ans. Ils notent que les personnes ayant une TSH inférieure à 0,45 qui ne sont pas soignées ont un risque augmenté de mourir, toutes causes confondues, de 24%; un risque augmenté de troubles cardiovasculaires entrainant la mort de 29% et un risque de fibrillation auriculaire, un trouble sérieux du rythme cardiaque, augmenté de 68%.
Bien que les chercheurs estiment que ces résultats doivent encore pris avec précaution, Kenneth Burman, médecin à l'université de Georgetown à Washington, explique dans un éditorial de la prestigieuse revue médicale Archives of Internal Medicine que ces résultats soulignent l'importance de considérer l'hypo et l'hyperthyroïdie infracliniques comme de vraies pathologies. Il ajoute : "Le lien entre l'hyperthyroïdie infraclinique et l'augmentation de la mortalité et la fibrillation auriculaire est suffisamment fort pour nous encourager à soigner l'hyperthyroïdie infraclinique, en particulier chez les patients qui présentent des risques cardiaques, des symptômes légers d'hyperthyroïdie ou de l'ostéoporose." En effet lorsqu'un problème thyroïdien apparaît, il est particulièrement rare qu'il évolue vers la guérison de manière spontanée.
Pour tout savoir sur le bon traitement des problèmes thyroïdiens, consultez notre article : "Thyroïde : pourquoi êtes-vous si mal soigné ?"
Référence : Razvi S, et al. Levothyroxine treatment of subclinical hypothyroidism, fatal and nonfatal cardiovascular events, and mortality. Arch Intern Med 2012; DOI: 10.1001/archinternmed.2012.1159.
Collet TH, et al. Subclinical hyperthyroidism and the risk of coronary heart disease and mortality. Arch Intern Med 2012; DOI: 10.1001/archinternmed.2012.402.
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