Maladies neurologiques : plus fréquentes et plus précoces

Par Lanutrition.fr Publié le 16/05/2013 Mis à jour le 06/02/2017
De plus en plus de personnes sont touchées par des démences comme Alzheimer, et de plus en plus tôt. La longévité n'est pas seule responsable.

Une nouvelle étude épidémiologique publiée dans Public Health semble confirmer l’existence de causes environnementales liées à l'épidémie d'Alzheimer.

Des chercheurs des universités de Bournemouth et Southampton en Angleterre ont analysé l’évolution du nombre de décès pour causes neurologiques dans les pays développés. Ils se sont intéressé uniquement aux adultes âgés de 55 à 74 ans. Sur cette tranche d’âge, la mortalité globale a diminué dans tous les pays entre 1979 et 2010. Parallèlement, les décès pour maladies nerveuses ou Alzheimer se sont accrus dans plusieurs pays. Le nombre total de décès pour maladies neurologiques a augmenté de manière significative en Australie, au Canada, en Angleterre, au Pays de Galles, en Italie, aux Pays-Bas et aux Etats-Unis, pays qui enregistre l'augmentation la plus importante : 66 % chez les hommes et 92 % chez les femmes ! Le plus souvent, les décès pour causes neurologiques augmentent de manière plus importante chez les femmes que chez les hommes.

Depuis plusieurs décennies, le nombre de décès causés par des démences comme Alzheimer devient de plus en plus préoccupant dans les pays occidentaux. En France, environ 860 000 personnes souffrent de démences de type Alzheimer. Elles pourraient être 2 millions en 2020. Pour expliquer cette véritable épidémie qui affecte lourdement les familles et les systèmes de santé, le vieillissement de la population est souvent incriminé. Pour le Professeur Pritchard, l'augmentation des démences chez les moins de 74 ans n’est pas due à une longévité grandissante, mais bien au fait que la proportion de personnes affectées grandit. La preuve en est que ces maladies se déclarent de plus en plus tôt, y compris avant 55 ans.

De plus, la génétique ne peut être responsable d'évolutions constatées sur de si courtes périodes. En définitive, le Professeur Pritchard envisage que l’association de plusieurs facteurs environnementaux induit une accroissement du nombre de démences. Parmi ces causes environnementales, on pourrait citer les radiations (wifi, téléphones portables…), la pollution de l'eau et de l'air, ou les additifs chimiques présents dans notre alimentation. Le mode de vie des femmes pourrait avoir enregistré des modifications plus importantes, ce qui expliquerait la différence observée entre les deux sexes.

Lire : Contre Alzheimer, soleil, poisson, vin rouge et thé

Par ailleurs, d'autres études ont souligné l’influence de facteurs environnementaux dans l’apparition de la maladie d’Alzheimer, comme le manque de vitamine D ou d'acides gras oméga-3.

Lire : Un manque de vitamine D et d'oméga-3 impliqué dans la maladie d'Alzheimer

Tout aussi préoccupantes sont les études de plus en plus nombreuses qui lient Alzheimer à une mauvaise gestion du sucre sanguin, elle-même le résultat d'une combinaison de sédentarité et d'un régime alimentaire déséquilibré, trop riche en glucides à index glycémique élevé comme les produits céréaliers transformés.

Lire : Maladie d'Alzheimer : la piste de l'insuline, et l'interview de Gary Taubes sur le rôle des glucides dans les maladies chroniques.

Lecture conseillée : Maladie d'Alzheimer. Et s'il y avait un traitement ? (Dr Michèle Serrand) (lire un extrait ICI  >>)

Sources

Pritchard C, Mayers, A, Baldwin D. Changing patterns of neurological mortality in the 10 major developed countries 1979-2010. Public Health. 2013 Apr;127(4):357-68.

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