Après 50 ans, cumuler un tour de taille élevé et un taux de vitamine D bas multiplie par plus de deux le risque de mourir dans les six ans, selon une étude portant sur 5 500 personnes.
Un médicament anticholestérol (vendu en France sous le nom d’Inegy) prescrit aux personnes souffrant de sténose de l’aorte non seulement ne diminue pas le risque cardiovasculaire, mais pourrait augmenter celui de cancer.
Ce médicament associe deux molécules, la simvastatine et l'ézétimibe, qui agissent sur le niveau du cholestérol circulant. Il avait déjà été testé avec des résultats calamiteux dans l’étude ENHANCE. Autant dire que les deux fabricants, Merck et Schering Plough, espéraient beaucoup de l’étude norvégienne SEAS (Simvastatin and Ezetimibe in Aortic Stenosis).
Hélas, les résultats de SEAS présentés le 2 septembre lors d’un congrès de la Société européenne de cardiologie à Munich sont aussi désastreux que ceux de ENHANCE. L’association des deux molécules a certes fait baisser de 61% le niveau du “mauvais” cholesterol LDL par rapport au groupe placebo, mais sans aucun effet positif sur le plan cardiovasculaire.
Ces résultats confortent les propos du Dr Michel de Lorgeril qui publie ces jours-ci Cholestérol, mensonges et propagande, un livre très attendu dans lequel il apporte les preuves que les médicaments anticholestérol sont inutiles.
Par ailleurs, SEAS laisse entrevoir un possible effet indésirable grave de ces médicaments contre le cholestérol. L’étude portait sur 1873 patients ; 105 de ceux qui prenaient Inegy ont développé un cancer, contre 70 de ceux qui prenaient un placebo. L’auteur principal de l’étude, le Dr Terje Pedersen de l’Hôpital universitaire de Ulleval en Suède a estimé que ces résultats ne prouvent pas que le médicament favorise les cancers et que cette association est « probablement due au hasard ». La raison invoquée : on ne disposerait pas d'un mécanisme pouvant expliquer cette association.
Mais tous les experts ne sont pas de cet avis. « Je suis très inquiet, » a commenté le Pr Heinz Drexel, professeur de médecine à l’université d’Innsbruck (Autriche). « A titre personnel, je ne prendrais pas ce médicament. »
Le document d’évaluation du médicament Inegy établi en 2005 par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) soulignait que « compte tenu des données disponibles, il n'est pas attendu d’intérêt de santé publique pour la spécialité Inegy. » Moyennant quoi, l’Afssaps a autorisé ce médicament. Une boîte de 30 comprimés d’Inegy coûte environ 70 euros, dont 65% remboursés par la collectivité.

« On a trouvé ces trucs qui bouchaient vos artères. Ce sont des médicaments contre le cholestérol. »
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