Ils ressemblent à du café et vous promettent d’améliorer tonus, concentration, humeur et immunité, tout cela avec peu de caféine : que valent les boissons aux champignons adaptogènes ?
Le thé possède de nombreuses vertus pour la santé. Voici ses principales, selon la science.
Apparu en Chine vers l'an 600 et bu depuis des millénaires, le thé est devenu une boisson très populaire, figurant dans le palmarès des boissons les plus consommées dans le monde. Pourtant, si l'on en boit beaucoup, on connaît peu ou mal tous ses bienfaits.
Tous les thés, qu’ils soient blanc, vert, noir, oolong viennent d’une plante appelée Camellia sinensis. Les différences tiennent au degré de fermentation (oxydation enzymatique) des feuilles : dans le thé noir ce processus est totalement accompli, alors qu’il est interrompu très tôt dans le thé vert, en exposant les feuilles à la chaleur. Les thés blanc et oolong correspondent à des états intermédiaires.
Tous les thés sont riches en flavonoïdes, des composés appartenant à la grande famille des polyphénols. « Les flavonoïdes représentent un tiers du poids de la feuille de thé, ce qui est très élevé, quand on considère que le thé n’amène pratiquement pas de calories » explique le Pr Jeffrey Blumberg (Tufts University, Boston). La teneur en flavonoïdes, et donc les bénéfices qui lui sont associés, varie cependant considérablement selon les régions de production, les variétés, le traitement des feuilles et la manière dont le thé est infusé. Malgré tout, le thé peut être considéré comme une boisson favorable à la santé même s’il ne faut pas en attendre des miracles.
Le thé contribue à la souplesse des artères et à la fluidité du sang.
Les études épidémiologiques montrent que par rapport aux non buveurs, les buveurs de thé ont moins d’hypertension ; leur risque d’accident vasculaire est réduit. Dans une étude contrôlée en double aveugle, des volontaires souffrant d’hypertension ont bu une tasse de thé noir par jour ; leurs pressions diastolique et systolique s’est abaissée (1). Ces bénéfices ont été maintenus, même en présence d’aliments gras et sucrés qui ont tendance à faire se contracter les vaisseaux sanguins. D'autres études ont trouvé des résultats similaires.
Plusieurs études ont observé le lien entre la densité minérale osseuse (un marqueur de la santé de nos os) et la consommation de thé. En 2007, des chercheurs rapportaient que les femmes ménopausées qui boivent régulièrement du thé semblent conserver des os en bonne santé pendant plus longtemps (2).
D’après une étude de l’université de Flinders (Australie) qui a suivi 10 000 femmes pendant une décennie, la consommation régulière de thé pourrait contribuer à préserver la santé osseuse des plus de 65 ans (3). En effet, les buveuses de thé ont une densité osseuse légèrement supérieure au niveau de la hanche comparées aux non-consommatrices. Pour le café, une consommation modérée (deux à trois tasses par jour) ne semble pas nuire aux os, mais plus de cinq tasses quotidiennes sont associées à une densité osseuse réduite. Les catéchines du thé favoriseraient la formation osseuse, tandis que la caféine du café pourrait interférer avec l’absorption du calcium.
La consommation régulière de thé (3 à 4 tasses par jour) est associée à un moindre déclin des performances intellectuelles avec l'âge (4). Bien que les chercheurs ne sachent pas avec certitude quelle(s) substance(s) du thé serait responsable de ces effets, ils soupçonnent fortement les flavonoïdes d'en être responsables, via une amélioration du flux sanguin cérébral. Le bénéfice serait identique à celui du café mais sans les effets négatifs de la caféine qui peut provoquer des troubles du sommeil (5).
Plusieurs études d'observation ont montré que les consommateurs de thé étaient moins susceptibles de développer un cancer (6, 7). Ce bénéfice serait proportionnel à la dose consommée avec une diminution du risque pouvant atteindre 41 % pour les personnes qui boivent 10 tasses par jour comparativement à ceux qui en boivent moins de 3. Les propriétés anti-cancer du thé ont par ailleurs été mises en évidence au cours d'études en laboratoire (8) et semblent concerner plus particulièrement le thé vert, grâce à ses polyphénols. Le thé noir, plus consommé en Europe, semble moins protecteur. La consommation régulière de thé vert serait particulièrement protectrice du cancer du côlon et probablement du cancer de la peau (9, 10) mais aussi des cancers du poumon, de la prostate et du sein (11).
Pour le Pr Alice Bender (American Institute for Cancer Research) toutefois, "dans les études expérimentales, les composés du thé apparaissent très prometteurs pour lutter contre le cancer. Ils agissent comme antioxydants, ralentissent la croissance des tumeurs et favorisent la mort des cellules cancéreuses. Mais les preuves chez l’homme sont encore trop limitées pour tirer des conclusions fermes sur le risque de cancer. »
Les composés du thé agissent comme antioxydants, ralentissent la croissance des tumeurs et favorisent la mort des cellules cancéreuses
L'hémochromatose est une maladie caractérisée par une surcharge en fer de l'organisme provoquant alors des lésions souvent irréparables au niveau des organes. Le principal traitement consiste à effectuer des phlébotomies (saignées) pour éliminer un surplus de fer. Une étude clinique a montré que la consommation de thé au cours des repas diminue l'absorption du fer et permet ainsi d'espacer les séances de phlébotomies, améliorant alors la qualité de vie des malades (12).
Les composés du thé activent la thermogenèse c'est-à-dire l'ensemble des mécanismes qui permettent le maintien de notre température corporelle et conduisent à « brûler » des graisses de réserve. La caféine augmente légèrement la thermogénèse et le déstockage des graisses, mais « l’association caféine-flavonoïdes du thé (catéchines) est beaucoup plus efficace pour favoriser la dépense d’énergie et l’oxydation des graisses, même si l’effet reste limité, soit 100 calories éliminées par jour, l’équivalent de 1,3 kg perdu en 3 mois », selon le Rick Hursel (Université de Maastricht, Pays-Bas). Cette dépense d'énergie supplémentaire peut aider à perdre un peu de poids comme l'ont montré plusieurs études, en particulier au niveau de la taille (13, 14).
Il existe également des compléments alimentaires qui combinent les polyphénols du thé vert (épigallocatéchine gallate ou ECGC) et de la caféine, mais ils sont déconseillés aux enfants, aux femmes enceintes et lorsqu’existe un facteur de risque cardiovasculaire.
Par ailleurs, il n'existe pas de preuves assez significatives des effets du thé sur les sensations de faim et de satiété, les études restant encore contradictoires à ce sujet (15).
La consommation de thé peut être une stratégie prometteuse pour prévenir et traiter le diabète et ses complications en régulant l'absorption et le métabolisme du glucose, en contrôlant le niveau de glucose postprandial et en améliorant la résistance à l'insuline. En effet, la consommation de thé noir semble réduire significativement le niveau d’hémoglobine glyquée chez les patients diabétiques, quant au thé vert il pourrait aider à pallier les diabètes induits par une alimentation trop riche en graisses (16).
L’effet hépato-protecteur du thé est le résultat de son action sur le stress oxydatif. En améliorant le système de défense antioxydant, en inhibant l'inflammation, il parvient à bloquer la destruction des cellules du foie, à réguler le métabolisme des lipides, à prévenir la stéatose hépatique et la fibrose. Dans une étude, la consommation d’extrait de thé vert chez des personnes atteintes de la maladie du foie gras, a permis de réduire les taux de transaminases anormalement élevés dans ce type de maladie (16).

La consommation régulière de thé pourrait aider à se remettre plus facilement et rapidement d'une période de stress. Certes, le rituel et le contexte généralement apaisants dans lesquels est consommé le thé aident. Cependant, des études confirment l'effet relaxant du thé (17). Sur un panel de consommateurs de thé noir, le taux de cortisol, l'hormone du stress, retombe à 53 % une heure après le stress, contre 73 % chez les personnes qui n'ont pas bu de thé.
Mais d'où viennent ces vertus apaisantes ? Le thé renferme un acide aminé appelé L-théanine qui peut aider à réduire stress et anxiété en diminuant le cortisol et en augmentant l’activité d’un neurotransmetteur calmant appelé GABA. D'après un article de Pharmacology Research de 2019, la consommation journalière de 200 à 400 mg de L-théanine (l'équivalent de 8 à 16 tasses de thé), aurait des effets bénéfiques pour lutter contre le stress et l'anxiété (18).
Ce sont les polyphénols du thé qui ont un impact positif sur la composition du microbiote en agissant comme des prébiotiques (les fibres qui nourrissent les bonnes bactéries dans l'intestin). Leur capacité à influencer la présence des bonnes bactéries dans l’intestin pourrait expliquer les multiples bénéfices santé du thé notamment son action minceur. Les polyphénols du thé induisent la prolifération des Bifidobacterium spp. et des Lactobacillus/Enterococcus spp. et inhibent les Bacteroides-Prevotella et Clostridium histolyticum (19).
Une étude de l’université Northwestern (États-Unis) révèle que le thé capte des métaux lourds présents dans l’eau comme le plomb ou le cadmium (20). Cette petite « dépollution » serait possible grâce à un effet d’adsorption lié à la grande surface de contact avec l’eau.
« Notre travail met en lumière le potentiel méconnu de la consommation de thé pour contribuer passivement à la réduction de l'exposition aux métaux lourds dans les populations du monde entier, » a déclaré Vinayak Dravid, l'un des auteurs de l'étude. Toutefois, « Nous ne suggérons pas que tout le monde commence à utiliser des feuilles de thé comme filtre à eau », précise-t-il. Sur la base de leurs expériences, les chercheurs estiment que la préparation du thé peut éliminer environ 15 % du plomb de l'eau potable, même à des concentrations élevées de plomb (10 ppm). Cette estimation ne s'applique qu'à une tasse de thé « typique », c'est-à-dire une tasse d'eau et un sachet de thé infusé pendant trois à cinq minutes.
Les chercheurs ont aussi constaté que les sachets en cellulose donnent de meilleurs résultats que ceux en coton ou en nylon, qui absorbent peu de contaminants.
Ils ressemblent à du café et vous promettent d’améliorer tonus, concentration, humeur et immunité, tout cela avec peu de caféine : que valent les boissons aux champignons adaptogènes ?
La consommation exclusive de jus de fruits et de légumes pendant trois jours augmente la présence de bactéries inflammatoires dans la bouche et l’intestin.
Si vous cherchez à améliorer le goût et la qualité de l’eau du robinet, différentes solutions sont proposées sur le marché : perles de céramique, charbon actif, filtres sur le robinet… Des dispositifs plus ou moins coûteux et dont l’efficacité pose question.