Longtemps associé à la psychiatrie, le lithium, un oligoélément naturellement présent dans notre alimentation, pourrait jouer un rôle jusqu’ici insoupçonné dans le déclenchement de la maladie d'Alzheimer.
Rafraîchissante en été, peu calorique, la pêche aurait aussi des propriétés anticancéreuses : d’après des expériences réalisées au centre de recherche A&M AgriLife (Texas), des extraits de pêche inhibent les métastases du cancer du sein chez des souris. Cette étude paraît dans Journal of Nutritional Biochemistry.
Le cancer du sein est le premier cancer touchant les femmes dans les pays occidentaux. Les complications pouvant conduire au décès sont dues aux métastases, c’est-à-dire à la migration des cellules cancéreuses du sein vers d’autres organes. Différentes molécules végétales ont montré leur efficacité pour tuer des cellules cancéreuses du sein.
Dans cet article, les chercheurs ont étudié les effets de polyphénols de la pêche jaune Prunus persica, de la variété Rich Lady, sur la croissance tumorale et les métastases de cellules de cancer du sein. Pour cela, ils ont greffé sous la peau de souris des cellules de cancer du sein particulièrement agressives : les MDA-MB-435. Ils ont étudié l’expression d’un gène marqueur dans les poumons pour suivre les métastases.
Les chercheurs ont ainsi montré que la croissance tumorale et les métastases du poumon étaient inhibées par les polyphénols de la pêche avec des doses de 0,8 à 1,6 mg par jour. Pour un femme adulte de 60 kg, ceci correspondrait à une dose de 370,6 mg/jour, ce qui serait fourni par 2 à 3 pêches par jour.
Du point de vue moléculaire, l’effet inhibiteur des polyphénols de la pêche serait dû à l’inhibition de l’expression des gènes des métalloprotéases (MMP), des enzymes induites dans un contexte tumoral. La modulation de l’expression des gènes MMP-2, MMP-3 et MMP-13 serait une cible de l’activité anti-métastatique des polyphénols de la pêche.
Pour Luis Cisneros-Zevallos, auteur de cette étude, « En général, la pêche a des composés chimiques qui sont responsables de la mort des cellules cancéreuses sans affecter les cellules normales, comme nous l’avons montré précédemment, et maintenant nous voyons que ce mélange de composés peut inhiber les métastases. Nous sommes enthousiastes à l’idée que peut-être en consommant seulement 2 à 3 pêches par jour nous pouvons obtenir des effets similaires chez les humains. » La prochaine étape sera donc de confirmer ces résultats grâce à des essais cliniques.
Source
Giuliana Noratto, Weston Porter, David Byrne, Luis Cisneros-Zevallos. Polyphenolics from peach (Prunus persica var. Rich Lady) inhibit tumor growth and metastasis of MDA-MB-435 breast cancer cells in vivo. The Journal of nutritional biochemistry. 20 March 2014. DOI: 10.1016/j.jnutbio.2014.03.001
Les meilleurs livres des éditions Thierry Souccar sélectionnés par la rédaction.
Découvrir la boutique
Longtemps associé à la psychiatrie, le lithium, un oligoélément naturellement présent dans notre alimentation, pourrait jouer un rôle jusqu’ici insoupçonné dans le déclenchement de la maladie d'Alzheimer.
Une supplémentation en probiotiques peut aider à diminuer l’inflammation impliquée dans certaines pathologies. Des recherches récentes ont identifié des souches de bactéries intéressantes, notamment pour des maladies inflammatoires comme la maladie de Crohn.
J’adore le mariage des graines de chia et de lin pour nourrir le microbiote intestinal et aider le corps à se détoxifier en douceur. Recette extraite du Grand livre de l'alimentation féminine.