Certaines herbes et épices combattent l'inflammation. Dans cet article, nous en avons sélectionné cinq.
Une supplémentation en probiotiques peut aider à diminuer l’inflammation impliquée dans certaines pathologies. Des recherches récentes ont identifié des souches de bactéries intéressantes, notamment pour des maladies inflammatoires comme la maladie de Crohn.
L'inflammation est une réponse naturelle du corps : lorsqu'il détecte une infection ou une agression, le système immunitaire déclenche une réponse destinée à protéger les tissus et à éliminer la menace. Cette réaction se manifeste classiquement par une rougeur, un gonflement, voire de la douleur — des signaux que nous avons tous déjà ressentis.
Mais lorsque cette réaction s'installe dans la durée sans agression identifiée, on parle d'inflammation chronique de faible grade ou inflammation à bas bruit. Elle se caractérise par la circulation constante de molécules pro-inflammatoires et inflammatoires dans l'organisme, à des niveaux pas nécessairement élevés, mais suffisants pour perturber progressivement le fonctionnement du système. Cette inflammation est associée à un risque accru de maladies chroniques comme le diabète de type 2, l'obésité, le syndrome métabolique ou encore les maladies cardiovasculaires.
Une mauvaise alimentation, l'inactivité physique ou encore le tabagisme et l'alcool favorisent l'inflammation. Une modification de ces facteurs du mode de vie peut la réduire.
Dans une étude parue dans l'European Journal of Nutrition, des chercheurs ont cherché à savoir si une supplémentation en probiotiques, en modulant le microbiote intestinal, pouvait réduire l'inflammation.
Les chercheurs ont rassemblé 42 essais cliniques dans lesquels 1138 participants – en bonne santé ou souffrant d'une pathologie – ont reçu une supplémentation en probiotiques durant des périodes allant de 1 à 52 semaines. 1120 participants ont constitué le groupe de contrôle.
Les résultats montrent que la supplémentation en probiotiques – par rapport à un placebo – permet de réduire significativement les concentrations de divers marqueurs de l'inflammation : la protéine C-réactive, les interleukines 6, 12 et 4 ainsi que le TNF-α. En revanche, les probiotiques permettent d'augmenter significativement la concentration sanguine d'interleukine-10 (IL-10), une cytokine aux propriétés anti-inflammatoires produite notamment par certaines cellules du système immunitaire.
Les probiotiques, en modulant le microbiote intestinal, contribueraient à corriger la perméabilité de l'intestin – et donc à diminuer les réactions inflammatoires au niveau des tissus – et pourraient également favoriser la production d'acides gras à chaîne courte connus pour leurs effets anti-inflammatoires.
Dans les études sur l'inflammation, les doses de probiotiques utilisées sont généralement de l'ordre de 109 à 1010 UFC par jour, c'est-à-dire 1 à 10 milliards d'UFC par jour. Les bifidobactéries seraient plus efficaces que les lactobacilles pour obtenir une diminution significative des marqueurs inflammatoires.
Dans le cas de la sensibilité au gluten, en dehors de la seule éviction du gluten, il peut être intéressant, si on souhaite conserver un peu de gluten dans l’alimentation, d’essayer des probiotiques pour enrichir le microbiote et améliorer les symptômes, notamment avec des bifidobactéries dont on sait qu’elles diminuent l’inflammation. Dans Super microbiote, le Dr Daniel Sincholle conseille plusieurs souches :
À utiliser seules ou associées à Lactobacillus salivarius et/ou Lactobacillus acidophilus. 5 à 10 milliards d’UFC par jour pour la totalité des souches, pendant 4 à 8 semaines.
Contre le stress, il conseille pour les adultes 3 à 6 milliards d’UFC par jour de Lactobacillus helveticus ou Lactobacillus casei avec ou sans Lactobacillus rhamnosus pendant 4 à 8 semaines.
Des chercheurs français ont récemment élucidé le mécanisme anti-inflammatoire de Faecalibacterium prausnitzii, l'une des bactéries les plus abondantes du microbiote intestinal. Cette bactérie est fréquemment diminuée chez les patients atteints de maladie de Crohn, une maladie inflammatoire chronique de l'intestin. Leurs travaux montrent qu'elle induit directement la production d'IL-10 par les cellules — la même cytokine anti-inflammatoire mise en évidence dans la méta-analyse ci-dessus —, ce qui ouvre des perspectives concrètes pour le développement de nouveaux probiotiques ciblés. Un essai clinique visant à tester son effet sur le maintien de la rémission dans la maladie de Crohn vient de se terminer, avec des premiers résultats attendus courant 2026.
Pour diminuer l'inflammation chronique, commencez par adopter une alimentation anti-inflammatoire :
Ce type d'alimentation est également favorable à l'équilibre de votre microbiote intestinal.
En dehors des probiotiques, certains compléments alimentaires – comme le zinc, la vitamine C, le magnésium, etc. – peuvent également aider à diminuer l'inflammation : pour savoir comment et à quelle dose les prendre, lisez Les compléments alimentaires qui combattent l'inflammation.
Enfin, sachez que certaines pratiques sont bonnes pour diminuer l'inflammation : le sport, vivre à la campagne, les émotions positives…
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Fatigue persistante, douleurs articulaires, troubles cutanés… Et si l’inflammation était en cause ? Dans Le guide complet de l’alimentation anti-inflammatoire, Wilfried Launay partage des conseils pratiques et un programme alimentaire pour retrouver l’équilibre et atténuer ces désagréments.
Naturopathe fonctionnelle depuis plus de 40 ans, Marion Kaplan est adepte d’une alimentation ancestrale qui permet de réduire l’inflammation de l’organisme et ses conséquences néfastes. Dans son livre Symbiotique, elle expose un programme de 21 jours, fruit de ses années d’exploration dans le domaine de l’alimentation.