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Le scanner utilisé pour dépister certains cancers notamment du poumon et du côlon pourrait-il augmenter le risque de cancers ? Selon deux études menées aux États-Unis, les radiations émises par les scanners peuvent provoquer l’apparition de cancers.
Les scanners permettent de visualiser tissus et organes grâce à un balayage aux rayons X et à une reconstruction informatique.
La dose moyenne de radiation que reçoivent les patients est quatre fois plus élevée qu’elle ne le devrait, selon la première équipe de chercheurs (1). Par exemple, pour une prise d’images d’une artère coronaire, la dose de radiations reçue équivaut à 309 radiographies des poumons en une seule fois. Et pour un même type d’examen, les doses de radiations délivrées par un appareil peuvent varier d'un facteur 1 à 13 selon les établissements.
Et cette surexposition n’est pas sans conséquence. La deuxième étude américaine affirme que les 72 millions de scanners effectués aux États-Unis en 2007 pourraient provoquer 29 000 cancers supplémentaires (2). Les examens pratiqués entre 35 et 54 ans seraient à l'origine d'un tiers d’entre eux, ceux effectués avant l'âge de 18 ans, de 15 % des cancers supplémentaires.
Le risque de cancer induit par les scanners dépend aussi de l'âge, du sexe du patient et du type d'examen. On estime qu’une femme de 40 ans sur 270 aura un cancer après une coronarographie.
(1) Smith-Bindman R, Lipson J, Marcus R; et al. Radiation dose associated with common computed tomography examinations and the associated lifetime attributable risk of cancer. Archives of Internal Medecine. 2009;169(22):2078-2086.
(2) Berrington de González A, Mahesh M, Kim K-P; et al. Projected cancer risks from computed tomographic scans performed in the United States in 2007. Archives of Internal Medecine. 2009;169(22):2071-2077.
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