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Le surdiagnostic et le surtraitement du cancer de la prostate sont bien réels en France.
Une part non-négligeable des cancers de la prostate ne devraient pas être traités en France… C’est ce que révèle une étude menée par l’Inserm et le réseau français des registres de cancer.
Selon l’INCa (Institut National du Cancer), 71 500 nouveaux cas de cancers de la prostate ont été diagnostiqués en 2010. Le cancer de la prostate représente le premier cancer chez l’homme, loin devant les cancers du poumon (27 000 cas) et du côlon-rectum (21 000 cas). Le cancer de la prostate peut être diagnostiqué dans les stades précoces grâce au dosage du PSA. Cependant, comme il s’agit plutôt d’un cancer à évolution lente, ce dépistage est controversé, surtout après 70 ans.
Dans cette étude, les chercheurs ont étudié les dossiers de 1 840 patients diagnostiqués en 2001 : 583 étaient en stade T1 (tumeurs précoces) et 1257 en stade T2 (tumeurs plus avancées). Pour savoir s’ils étaient face à un cas de surtraitement, les chercheurs ont comparé l’espérance de vie théorique des patients à leur espérance de vie avec cancer. Lorsqu’un patient avait une espérance de vie théorique plus courte que celle avec cancer, on pouvait estimer que le traitement était inutile.
Le traitement du cancer de la prostate peut consister en une chirurgie ou en une radiothérapie. L’ablation de la prostate peut entraîner des effets secondaires invalidants, comme l’impuissance et l’incontinence ; c’est pourquoi ce traitement est de plus en plus remis en cause par les médecins.
9,3 à 22,2 % des patients au stade T1 étaient surtraités, contre seulement 2 % de ceux au stade T2. Parmi les patients T1 qui avaient subi une ablation de la prostate, le surtraitement était de 7,7 à 24,4 % ; ce pourcentage était de 30,8 à 62,5 % pour ceux qui avaient suivi une radiothérapie. Pour les patients qui présentaient des comorbidités, c’est-à-dire une ou plusieurs maladies en plus de leur cancer de la prostate, ces pourcentages étaient encore plus élevés. En définitive, ce seraient entre 3 200 et 4 800 patients qui seraient surtraités en France.
Par conséquent, cette étude confirme qu’il y a trop de cancers de la prostate inutilement traités en France.
L’alimentation peut influencer l’évolution du cancer de la prostate. Ainsi, une consommation élevée de produits laitiers augmente l’incidence de la maladie. A l’inverse, un régime enrichi en noix et huile d’olive améliore la survie.
Source
Delpierre C, Lamy S, Kelly-Irving M, Molinié F, Velten M, Tretarre B, Woronoff AS, Buemi A, Lapôtre-Ledoux B, Bara S, Guizard AV, Colonna M, Grosclaude P. Life expectancy estimates as a key factor in over-treatment: the case of prostate cancer. Cancer Epidemiol. 2013 Aug;37(4):462-8. doi: 10.1016/j.canep.2013.03.014.
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