Longtemps associé à la psychiatrie, le lithium, un oligoélément naturellement présent dans notre alimentation, pourrait jouer un rôle jusqu’ici insoupçonné dans le déclenchement de la maladie d'Alzheimer.
D’après une étude française parue dans Diabetologia, limiter les protéines animales tout en favorisant les fruits et légumes réduirait fortement le risque de diabète.
Le régime occidental riche en produits animaux tel que nous le connaissons induit une charge acide pour l’organisme. Or, l'organisme a besoin de respecter un certain équilibre acide-base pour bien fonctionner. Les fruits et légumes pourrait compenser l'acidité nocive à l’organisme. Une alimentation qui génère trop d’acidité peut provoquer une acidose métabolique.
LaNutrition.fr a été le premier média francophone à populariser les notions d'équilibre acido-basique il y a 8 ans..
L’objectif de cette étude était d’évaluer la relation entre l’acidité induite par les aliments et la fréquence du diabète de type 2 dans une large cohorte de femmes françaises. L'acidité provoquée par l’alimentation a été mesurée grâce à l’indice PRAL, qui permet de dire si un aliment aura plutôt une tendance acidifiante ou alcalinisante pour l'organisme. Par exemple, le fromage a en moyenne un indice PRAL d’environ 25 mEq pour 100 g (acidifiant), les fruits et légumes ont des valeurs de PRAL négatives (basifiantes ou alcalinisantes.
66 485 femmes provenant de la cohorte E3N-EPIC ont été suivies pendant 14 ans. Initié en 1990, le projet E3N est une étude épidémiologique réalisée auprès de femmes enseignantes adhérentes de la Mutuelle Générale de l’Education Nationale (MGEN). Pendant le suivi, il y a eu 1372 cas de diabète de type 2. Chez les personnes qui avaient les indices PRAL les plus élevés (dans le quart supérieur), le risque de diabète de type 2 augmentait de 56 % par rapport au quart de personnes ayant l’indice le plus bas.
De plus, l’association entre acidité et diabète était plus forte chez les femmes dont l’IMC était inférieur à 25 (c’est-à-dire ayant un poids normal) que chez les femmes en surpoids. Donc cette association ne serait pas due à la corpulence.
Par conséquent, un régime qui génère trop d’acides pourrait conduire à une résistance à l’insuline. En effet, des altérations de l’équilibre acide-base ont été associées à une diminution de la sécrétion d’insuline.
Pour tout savoir sur l'équilibre acide-base, lire le livre réalisé par LaNutrition.fr et Florence Piquet (lire un extrait ICI >>), qui classe des dizaines d'aliments selon leur pouvoir alcalinisant ou acidifiant.
La charge acide peut conduire à des complications sévères dans le métabolisme. Pour éviter une telle acidité, il faut favoriser des apports en fruits et légumes : ceux-ci neutralisent l’acidité grâce à leur potentiel "basifiant". Pour Françoise Clavel-Chapelon, chercheuse à l’institut Gustave Roussy à Paris, « contrairement à ce que l’on croit habituellement, la plupart des fruits comme les pêches, pommes, poires, bananes et même les citrons et les oranges réduisent vraiment la charge acide alimentaire une fois que l’organisme les a transformés. » Les produits animaux comme la viande, le fromage, le jaune d’œuf, quant à eux, accroissent l’acidité. C'est aussi le cas des produits céréaliers. Le lait liquide est peu acidifiant.
Attenttion cependant, il s'agit d'une étude d'observation ne permettant pas de conclure à une relation de cause à effet.
Source
Fagherazzi G, Vilier A, Bonnet F, Lajous M, Balkau B, Boutron-Ruault MC, Clavel-Chapelon F. Dietary acid load and risk of type 2 diabetes: the E3N-EPIC cohort study. Diabetologia. 11 novembre 2013.
Les meilleurs livres des éditions Thierry Souccar sélectionnés par la rédaction.
Découvrir la boutique
Longtemps associé à la psychiatrie, le lithium, un oligoélément naturellement présent dans notre alimentation, pourrait jouer un rôle jusqu’ici insoupçonné dans le déclenchement de la maladie d'Alzheimer.
Une supplémentation en probiotiques peut aider à diminuer l’inflammation impliquée dans certaines pathologies. Des recherches récentes ont identifié des souches de bactéries intéressantes, notamment pour des maladies inflammatoires comme la maladie de Crohn.
J’adore le mariage des graines de chia et de lin pour nourrir le microbiote intestinal et aider le corps à se détoxifier en douceur. Recette extraite du Grand livre de l'alimentation féminine.