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Grâce à une technique ophtalmologique courante, l’électrorétinographie, des chercheurs américains ont mesuré la réponse de la dopamine dans les yeux de personnes mangeant un gâteau au chocolat. La dopamine est un messager chimique du cerveau associé à la récompense. Les résultats, publiés dans le journal Obesity, indiquent que le plaisir provoqué par la nourriture peut se lire simplement dans les yeux…
L’électro-rétinographie mesure l’activité électrique de la rétine suite à un flash lumineux. En effet, les cellules photosensibles de la rétine, les cônes et les bâtonnets, transmettent une information grâce à des courants électriques.
Des chercheurs américains ont testé l’électrorétinographie sur neuf personnes en surpoids, mais qui ne présentaient pas de troubles alimentaires. L'objectif était d'évaluer l’augmentation de la dopamine dans la rétine lorsque les participants mangeaient une pâtisserie.
La dopamine est associée au plaisir ; dans le cerveau, il est libéré par les neurones du système de récompense. Récemment il a été prouvé que le système de récompense fonctionne mal chez les personnes résistantes à l’insuline ; un manque de dopamine pourrait provoquer des troubles dans le comportement alimentaire.
La dopamine est aussi présente dans la rétine, où elle est libérée suite à un stimulus lumineux. Après un jeûne de 4h, les participants ont pu manger un morceau de brownie. Au moment où ils mettaient le gâteau dans leur bouche, l’électrorétinographie a capté la réponse électrique des cellules rétiniennes. Les chercheurs ont alors observé que les signaux électriques s’élevaient en réponse au stimulus alimentaire ; cette augmentation était comparable à celle obtenue avec un psychostimulant, le méthylphénidate -la molécule de la Ritaline. Qu’il s’agisse d'un gâteau ou d'un psychostimulant, les réponses détectées étaient supérieures à celle obtenue lorsque les participants absorbaient une substance contrôle, à savoir de l’eau.
La technique utilisée par les chercheurs dans cette étude, si elle est validée, pourrait trouver des applications en recherche et en médecine, par exemple pour étudier les addictions alimentaires.
Source
Nasser JA, Parigi AD, Merhige K, Wolper C, Geliebter A, Hashim SA .Electroretinographic detection of human brain dopamine response to oral food stimulation. Obesity (Silver Spring). 2013 May;21(5):976-80. doi: 10.1002/oby.20101.
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