Dioxines

Par Lanutrition.fr Publié le 27/09/2006 Mis à jour le 06/02/2017
Les dioxines sont des molécules cycliques composées d’atomes de carbone, hydrogène, oxygène et de chlore ou de brome. On distingue deux grandes familles : celles du type polychloro dibenzo-para-dioxines (PCDD) et celles du type polychloro-dibenzofurannes (PCDF). En plus, certains PCB ont des propriétés comparables aux dioxines et on les nomme PCB apparentés aux dioxines. Il existe 75 congénères de type PCDD, 135 de type PCDF et 209 de type PCB.Les dioxines sont surtout produites par l’industrie métallurgique, les papeteries et lors de l’incinération industrielle et domestique des déchets ménagers. La combustion du bois (en particulier lors d’incendies de forêts) est aussi une source de dioxines.En France, les émissions industrielles ont diminué de plus de moitié entre 1997 et 2000 grâce à l’amélioration des procédés et aux réglementations en vigueur. Malheureusement, les dioxines s’accumulent dans l’environnement. 90% des dioxines se retrouvent dans la partie superficielle des sols (10 cm affleurant) et ne se dégradent pas facilement au cours du temps, puisqu’elles y persistent 8 ans au moins. Les sols et sédiments marins et aquatiques contaminés par le passé sont aujourd’hui des réservoirs de dioxines susceptibles d’être transférés dans la chaîne alimentaire (boues de station d’épuration utilisées pour l’épandage). Chez l’animal, les dioxines diminuent l’immunité, réduisent la fertilité et provoquent des cancers après exposition à des doses relativement faibles. Chez l’homme, la TCDD (principale dioxine) est classée comme cancérogène par l’Agence internationale de recherche sur le cancer (Lyon). De fait, on trouve un risque de cancers modérément élevé (40%) chez les travailleurs exposés en milieu professionnel. Cependant la TCDD n’affecte pas les gènes et le risque de cancer serait très faible en-deçà d’un certain niveau.  Selon l’OMS, le risque de cancer serait nul pour la population générale, aux doses d’exposition actuelles. Pour l’Institut national des sciences de l’environnement des Etats-Unis, le risque de cancer serait augmenté de 1% pour une exposition comprise entre 1 et 50 pg/kg/j. En juillet 2000, une étude française menée dans le Doubs a conclu que les personnes vivant à proximité d’un incinérateur particulièrement polluant avaient un risque de cancer des tissus mous augmenté de 44%, et un risque de lymphome non-Hodgkinien accru de 27%.Les dioxines peuvent aussi provoquer des anomalies de la spermatogénèse, des troubles cardio-vasculaires, une altération des hormones thyroïdiennes, une augmentation de la résistance à l’insuline avec risque possible de diabète.La dose journalière admissible dans l’alimentation humaine (DJA) est de 2 pg par kg de poids corporel et par jour en Europe (2001) et de 1 à 4 pg/kg/j selon l’OMS.

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