Alimentation anti-inflammatoire : 5 conseils avec Marion Kaplan

Article

Naturopathe fonctionnelle depuis plus de 40 ans, Marion Kaplan est adepte d’une alimentation ancestrale qui permet de réduire l’inflammation de l’organisme et ses conséquences néfastes. Dans son livre Symbiotique, elle expose un programme de 21 jours, fruit de ses années d’exploration dans le domaine de l’alimentation. 

Formée par la doctoresse Catherine Kousmine, conférencière et organisatrice de congrès internationaux, Marion Kaplan est auteure d’une vingtaine d’ouvrages sur la santé et la naturopathie alimentaire. Elle explore les médecines alternatives et partage ses connaissances à travers sa chaîne YouTube Marion Kaplan & Vitaliseur de Marion et le compte Instagram Vitaliseur. 

Voici 5 conseils prodigués dans son livre, Symbiotique.

Conseil n°1 : supprimer le gluten de son alimentation

Le gluten est un mélange de deux protéines végétales, la prolamine et la gluténine, combinées avec de l’amidon. Ces protéines représentent environ 80 % de la totalité de celles que contient le blé. Ce sont celles de la famille des prolamines (et en particulier l’alpha-gliadine) qui sont à l’origine de la sensibilité au gluten. Or depuis une cinquantaine d’années, la quantité de gluten a été multipliée par trois dans les blés hybridés, et sa nature a été modifiée pour que le pain, dans la composition duquel il entre, soit de plus en plus élastique et facile à travailler.

"On est sûr aujourd’hui que le gluten est à l’origine de nombreuses pathologies, dit Marion Kaplan, mais ni les médecins ni les malades ne pensent à les lui imputer. On ne règle donc jamais le problème à la source. Là où il faudrait recommander la solution la plus simple – éliminer toute source de gluten de l’alimentation –, on se contente d’agir sur les symptômes."

La sensibilité au gluten s’exprime par des symptômes tels que des ballonnements, des troubles du transit, de l’eczéma, des maux de tête, de l’engourdissement, de la fatigue, des troubles du sommeil, du stress… La sensiblité au gluten n’est pas détectable par des tests, mais les personnes qui en souffrent se sentent beaucoup mieux dès qu’elles arrêtent de consommer du gluten. On soupçonne qu’un nombre important de personnes sont sensibles au gluten dans la population des pays riches. Ce qui n’est pas étonnant puisque, sans le savoir, on leur en fait consommer de plus en plus.

Conseil n° 2 : éviter les produits laitiers à base de lait de vache

"Je vous conseille de ne pas consommer de produits laiters si vous avez un quelconque ennui de santé, conseille marion Kaplan, et d’en consommer rarement si tout va bien, en choisissant obligatoirement des produits laitiers biologiques de brebis ou de chèvre élevées dans des herbages, si possibles sans grains. Et si vous voulez consommer du beurre, n’achetez que du beurre cru, non pasteurisé, issu de vaches impérativement élevées à l’herbe." Elle recommande par exemple les marques Bernard Gaborit et Bleu-Blanc-Coeur, ou alors de onsommer du ghee, le beurre clarifié indien, que vous pouvez facilement préparer vous-même à partir de beurre cru. Il ne contient plus que du gras saturé, peut se manger cru ou cuit, et il se conserve très bien.

"Les vaches d’aujourd’hui ne sont plus celles d’antan ! Ce sont des bêtes herbivores, en aucun cas des granivores. On ne les nourrit plus à l’herbe, si riche en oméga-3, mais on leur impose des graines bourrées d’oméga-6." Or, contrairement aux oméga-3, les oméga-6 sont pro-inflammatoires, ce qui peut avoir une influence néfaste sur les taux d'acides gras des consommateurs de produits laitiers.

Les vaches d’aujourd’hui ne sont plus celles d’antan !

Conseil n°3 : supprimer les céréales et le sucre

L'alimentation "symbiotique" pronée par Marion Kaplan ne contient aucune céréale, ni ancienne ni nouvelle, ce qui veut dire : pas de blé, de riz, de seigle, d’avoine, d’orge, de kamut, d’épeautre ni de petit épeautre, et pas non plus de maïs ni de soja, même s’ils ne sont pas considérés comme faisant partie des céréales. "Ces aliments n’existaient pas à l’époque paléolithique et leur charge glycémique n’est pas gérée par votre digestion." De plus, le sucre est le déclencheur principal de l’inflammation des tissus, avec toutes les conséquences graves que cela entraîne.

Conseil n°4 : privilégier les cuissons douces

De nombreux modes de cuissons détruisent totalement les vitamines thermosensibles des aliments, comme la vitamine C et les vitamines B1, B2, B6 et B10 ; les hautes températures oxydent les graisses et développent des composés toxiques comme les goudrons ; la réaction de Maillard qui provoque le changement de couleur, de goût et de texture des aliments, favorise l’apparition d’acrylamides, des toxiques cancérigènes reconnus – c’est ce que vous observez sur la viande rôtie.

"Je préfère vous conseiller d’abandonner la mode du barbecue ou de la poêle brûlante, ainsi que celle de la cocotte-minute (de plus en plus rare, heureusement) et du four à micro-ondes, et de vous mettre à cuisiner à la vapeur douce. Le Vitaliseur, par exemple, permet de cuire en dessous de 100 °C, ce qui préserve non seulement les vitamines thermosensibles mais, si vous suivez bien les indications qui l’accompagnent, les enzymes aussi !"

Conseil n°5 : jeûner 

"Quand on ne sait plus quoi faire pour améliorer son bien-être et sa santé, le mieux c’est de se détoxifier en jeûnant", dit Marion Kaplan. Le jeûne, si vous le pratiquez de façon régulière et réfléchie, agit positivement à tous les niveaux de l’organisme. Voici quelques bienfaits du jeûne relevés par Marion Kaplan :

  • il améliore votre système immunitaire ;
  • il élimine les problèmes de digestion ;
  • il améliore l’état de votre peau, surtout si vous souffrez d’acné ou d’eczéma ;
  • il contribue à améliorer votre diabète ;
  • il vous permet de perdre du poids ;
  • il vous rend plus alerte et plus vif sur le plan cognitif ;
  • il vous donne meilleur moral en luttant contre votre dépression ;
  • il améliore votre sommeil.

"Dans le cadre de la Symbiotique, je vous conseille un petit jeûne de cinq jours, avant de débuter votre nouvelle alimentation. Selon votre âge, vous pourrez le prolonger encore cinq jours si vous le désirez, mais je ne vous conseille pas d’aller au-delà." Selon votre état, vous souffrirez peut-être de petites crises d’élimination, comme des maux de tête, la langue chargée ou des baisses de tension. Le conseil de Marion pour lutter contre la faim au moment des repas : s'occuper ! "On n’imagine pas le temps qu’on passe à préparer les aliments, à les manger et à débarrasser les éléments du repas. Ou même à courir à la pizzeria, à choisir son menu et à attendre qu’on vous le serve. Ce temps gagné, servez-vous en pour lire, écrire, marcher, faire du sport, prendre du temps pour vous, rêvasser, faire une sieste, rencontrer des amis que vous n’avez pas eu le temps de voir depuis longtemps. Bref, quelque chose qui vous plaît et vous empêche de penser à votre estomac et de vous apitoyer sur vous-même."

Pour aller plus loin, lire : Symbiotique

La sélection

Publicité

Les meilleurs livres des éditions Thierry Souccar sélectionnés par la rédaction.

Découvrir la boutique logo Nutrivi

A découvrir également

Back to top