Des chercheurs espagnols et néerlandais ont identifié une bactérie intestinale du genre Roseburia associée à une meilleure force musculaire. Un futur probiotique anti-sarcopénie pourrait en découler.
Le nouveau Guide alimentaire canadien sera publié au début de l’année 2018. Il recommandera notamment moins de viande et de lait.
Santé Canada met la dernière main, après de nombreuses consultations, au Nouveau guide alimentaire canadien, qui formule des conseils de nutrition pour la population.
Pour analyser les données de la recherche, Santé Canada a exclu les industriels des discussions et éliminé les études financées par l'industrie alimentaire ou par des groupes d’intérêt.
Autres règles strictes : aucun dirigeant de Santé Canada ne pourra rencontrer des lobbyistes représentant l'industrie durant la révision du Guide alimentaire. Cette restriction s’applique aux employés ministériels impliqués dans la refonte du document.
Le document révélant les orientations du futur Guide alimentaire a été publié en juin 2017. Parmi les recommandations : consommer régulièrement des légumes, des fruits, des produits céréaliers entiers et des aliments riches en protéines, surtout d'origine végétale (légumineuses, donc).
Ces préconisations, explique le document d’orientation, visent à «aider les Canadiens à remplacer les aliments qui contiennent des lipides saturés (crème, fromages riches en matières grasses, beurre) par des aliments qui contiennent surtout des lipides insaturés (noix, graines, avocat)», ajoutant que «moins d'aliments d'origine animale sont associés à un impact moins négatif sur l'environnement».
Santé Canada précise aussi que «l'eau naturelle est la boisson de premier choix».
Santé Canada indique aussi qu'une association a été établie entre une consommation accrue de viande rouge et une augmentation du risque de cancer colorectal.
Pour la première fois est abordé le problème posé par l’ultra-transformation, le document préconisant «une consommation limitée d’aliments transformés ou préparés riches en sodium, sucres ou lipides saturés» et «l’ abstention de boissons transformées ou préparées riches en sucres.»
Lire : Qu'est-ce qu'un aliment ultra-transformé ?
Sur fond de consommation en baisse, la filière laitière a peu apprécié. Les producteurs canadiens de lait se plaignent que les études financées par l’industrie laitière soient écartées du champ d’évaluation. «Santé Canada, disent les producteurs par la voix de leur porte-parole, se prive d'une information importante qui devrait faire partie de l'évaluation. On ne devrait pas évaluer la science d'après la source de financement de l'étude.»
Selon la filière, il y a dans le document de Santé Canada «beaucoup d'insistance sur la prévention des maladies cardiovasculaires et du cancer, et c'est très bien, mais il n'y en a pas assez sur la prévention de l'ostéoporose ou sur la santé des os.»
Comme c’est le cas pour les conseils officiels français, les recommandations canadiennes rejoignent peu à peu les propositions que fait LaNutrition.fr depuis plusieurs années. Il faut saluer chez Santé Canada la démarche qui consiste à écarter les études payées par l’industrie dont on sait qu’elles ont tendance à favoriser les produits des industriels qui les ont financées. Quant à la remarque des producteurs laitiers canadiens sur l’ostéoporose et la santé des os, les études indépendantes montrent clairement, et ce, depuis des décennies, que la consommation de lait ne protège pas des fractures.
Lire : Plus de lait contre les fractures ? Oubliez.
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