Après 50 ans, cumuler un tour de taille élevé et un taux de vitamine D bas multiplie par plus de deux le risque de mourir dans les six ans, selon une étude portant sur 5 500 personnes.
Le lycopène, un caroténoïde qui donne à la tomate sa couleur, serait efficace contre l’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP). C’est ce que révèle une étude parue au Journal of Nutrition.
L’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) est une augmentation de la taille de la prostate. Cette affection accompagne le vieillissement de certains hommes et les causes en sont mal connues. L’âge semble être la cause principale de la HBP. Les scientifiques estiment qu’elle touche la moitié des hommes de plus de 50 ans, et plus de 90% des hommes de plus de 80 ans.
L’étude a été réalisée sur 40 hommes atteints de HBP ayant des taux sanguins élevés d’antigènes prostatiques spécifiques (PSA). En effet, les PSA sont des protéines produites par les cellules de la prostate qui sont présentes à des taux importants dans le sang des hommes atteints de cancer de la prostate. Divisés en deux groupes, les hommes participant à l’étude ont reçu des suppléments de 15 mg de lycopène par jour pendant six mois ou un placebo.
Résultat : après 6 mois, les hommes qui ont reçu du lycopène ont vu leurs taux sanguins de PSA diminuer et leur prostate n’a pas grossi. En revanche, les hommes du groupe placebo ont subi une augmentation de la taille de leur prostate.
Cette étude est la première à montrer un effet clinique du lycopène sur le grossissement de la prostate. Les scientifiques restent partagés sur le rôle exact du lycopène dans la prévention du cancer de la prostate.
Céline Soleille
Silke Schwarz, Ute C. Obermüller-Jevic, Eva Hellmis, Winfried Koch, Günther Jacobi, and Hans-Konrad Biesalski. Lycopene Inhibits Disease Progression in Patients with Benign Prostate Hyperplasia, J. Nutr. 2008 138: 49-53.
Les meilleurs livres des éditions Thierry Souccar sélectionnés par la rédaction.
Découvrir la boutique
Après 50 ans, cumuler un tour de taille élevé et un taux de vitamine D bas multiplie par plus de deux le risque de mourir dans les six ans, selon une étude portant sur 5 500 personnes.
Au supermarché, difficile de passer à côté du skyr : il a envahi le rayon des produits laitiers en quelques années ! Riche en protéines et pauvre en matières grasses, il séduit de nombreux consommateurs. Sur le plan nutritionnel, est-il à la hauteur de sa réputation ? Un produit estampillé « skyr » est-il forcément bon pour vous ?
Dans un essai clinique américain, trois régimes ont permis une perte similaire de poids. Mais celui qui a le plus réduit la graisse du foie était le régime cétogène. Il a aussi amélioré le contrôle de la glycémie. Explications.