Pour la planète comme pour la santé, il est préférable d’utiliser des fruits et légumes de saison. Voici la liste de ceux que l’on retrouve en France en mai, leurs vertus santé et des recettes pour les accommoder.
Progrès et amélioration du niveau de vie devraient rimer avec meilleure alimentation... Pas forcément. Dans un article paru dans Lancet Global Health, des chercheurs de la Tufts University et de l’université de Cambridge présentent une analyse internationale des profils alimentaires de 1990 à 2010. Verdict : la qualité générale des régimes s’est aggravée dans le monde malgré la consommation croissante d’aliments sains dans de nombreux pays.
Plusieurs raisons peuvent expliquer une mauvaise qualité de l’alimentation : la pauvreté, les guerres, la faible disponibilité d’aliments sains… Dans le monde, la situation est très variable entre des pays où l’accès à une alimentation saine est difficile, et d’autres où la malbouffe et la surabondance ont investi les rayons rayons des supermarchés.
Ici, les chercheurs ont passé en revue 325 enquêtes alimentaires, représentant presque 90 % de la population adulte mondiale, en se focalisant sur 17 aliments, boissons ou nutriments. Ceci leur a permis de comparer les tendances alimentaires dans 187 pays entre 1990 et 2010.
Les scientifiques ont observé que les changements dans les profils alimentaires variaient significativement en fonction des pays : le revenu national et la qualité des régimes alimentaires étaient liés. Il y avait une augmentation des aliments et nutriments bons pour la santé dans les pays à revenu élevé ou moyen, contrairement aux pays à bas revenu. Mais on note aussi que dans les pays riches les profils alimentaires mauvais pour la santé étaient très présents, comme l’explique le principal auteur de l’article, Fumiaki Imamura : «En même temps, nous avons vu une association même plus forte entre les revenus nationaux et des profils alimentaires mauvais pour la santé. En d’autres termes, les habitants des pays à haut revenu, et de plus en plus dans les pays à revenu moyen, sont parmi les plus gros consommateurs d’aliments malsains. »
De plus, l’équipe a trouvé que les adultes âgés avaient des régimes de meilleure qualité que les adultes plus jeunes, et que les femmes mangeaient plus sainement que les hommes.
En définitive, la consommation d’aliments sains a augmenté de manière modérée au cours des 2 dernières décennies, mais celle d'aliments mauvais pour la santé a augmenté encore plus ; les régions pauvres voient peu, voire pas, d’amélioration. D’après Dariush Mozaffarian, également auteur de cet article, « Alors qu’il est encourageant de voir une amélioration dans certaines parties du monde, nous avons encore beaucoup de chemin à faire.»
Source
Imamura F, Micha R, Khatibzadeh S, Fahimi S, Shi P, Powles J, Mozaffarian D; Global Burden of Diseases Nutrition and Chronic Diseases Expert Group (NutriCoDE). Dietary quality among men and women in 187 countries in 1990 and 2010: a systematic assessment. The Lancet Global Health. 2015 Mar;3(3):e132-42. doi: 10.1016/S2214-109X(14)70381-X.
Les meilleurs livres des éditions Thierry Souccar sélectionnés par la rédaction.
Découvrir la boutique
Pour la planète comme pour la santé, il est préférable d’utiliser des fruits et légumes de saison. Voici la liste de ceux que l’on retrouve en France en mai, leurs vertus santé et des recettes pour les accommoder.
Découvrez le sommaire du Monde de la Nutrition de mai ! Au programme : les pollutions invisibles de la maison et comment les éviter, les meilleurs jus et smoothies du rayon frais, des recettes de la cuisine grecque...
Les acides gras oméga-3 sont souvent présentés comme les nutriments stars du cerveau, mais peuvent-ils freiner le déclin cognitif ?