Moins d'infarctus, plus de longévité après un cancer de la peau

Par Collectif LaNutrition.fr - Journalistes scientifiques et diététiciennes Publié le 04/10/2013 Mis à jour le 10/03/2017
Les personnes qui ont eu un cancer de la peau ont un risque réduit d’infarctus et de décès toutes causes confondues, selon une étude sur la population danoise.

Les bénéfices de l’exposition au soleil seraient-ils supérieurs aux risques pour la peau ? C’est ce que suggère une très grande étude danoise publiée dans International Journal of Epidemiology.

Les ultraviolets représentent un facteur de risque pour le cancer de la peau. En même temps, les UVB favorisent la synthèse de la vitamine D par l’organisme. Or cette vitamine permettrait de prévenir de nombreuses maladies chroniques, comme le diabète de type 2, les cancers, les maladies cardiovasculaires. De nombreux chercheurs défendent l'idée, chiffre contre chiffre que les bénéfices de l'exposition au soleil l'emportent sur les dommages qu'elle provoque (essentiellement les cancers).

Consulter notre dossier sur la vitamine D

Pour savoir si c'est le cas, des chercheurs ont étudié entre 1980 et 2006 la population danoise âgée de plus de 40 ans, soit 4,4 millions de personnes. Il y a eu environ 129 000 cancers de la peau (non-mélanomes), 22 000 mélanomes malins, 328 000 infarctus du myocarde, 129 000 fractures de la hanche et 1 630 000 décès toutes causes confondues.

En France, environ 80 000 cancers de la peau sont diagnostiqués chaque année, parmi lesquels on distingue :
•    Les mélanomes : ils représentent environ 1 cancer de la peau sur 8. Ces tumeurs se développent à partir des mélanocytes, les cellules qui fabriquent la mélanine. Il s’agit du cancer de la peau le plus mortel (1 600 décès en France en 2011), mais il peut être traité s’il est diagnostiqué tôt,
•    Les cancers non-mélanomes : les plus fréquents, ils sont cependant moins dangereux. Ce sont les carcinomes basocellulaire et spinocellulaire.

Dans cette étude, ceux qui avaient eu un diagnostic de cancer non-mélanome avaient un risque réduit de 48 % du risque de décès toutes causes. Pour ceux qui avaient eu un diagnostic de mélanome, le risque de décès toutes causes était réduit de 11 % par rapport à ceux qui n’avaient pas de diagnostic de mélanome ; la réduction était de 21 % pour les crises cardiaques et de 16 % pour les fractures de la hanche.

Par conséquent, un diagnostic de cancer de la peau paraît associé à un risque réduit d’infarctus du myocarde, de fractures de la hanche et de décès toutes causes confondues. Malgré tout, il faut rester prudent dans l'interprétation de ces chiffres dans la mesure où le fait d'être suivi médicalement pour un cancer de la peau a pu bénéficier au patient pour d'autres aspects liés à la prévention, au dépistage ou au traitement d'une autre maladie.

LaNutrition.fr ne conseille pas de tenter le diable en restant des heures au soleil, mais au contraire de s'exposer brièvement (sans aller jusqu'à la rougeur), visage protégé, à la saison chaude entre 11 et 15 heures car c'est à ce moment que les UVB et la synthèse de vitamine D sont maximum. Il faudrait ensuite rester à l'ombre ou s'habiller.

Lire : Ultraviolets et cancer : 9 questions

Pour aller plus loin : Vitamine D, mode d'emploi du Dr Brigitte Houssin (lire un extrait ICI  >>)

Sources

Brøndum-Jacobsen P, Nordestgaard BG, Nielsen SF, Benn M. Skin cancer as a marker of sun exposure associates with myocardial infarction, hip fracture and death from any cause. Int J Epidemiol. 2013 Sep 13.

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