Après 50 ans, cumuler un tour de taille élevé et un taux de vitamine D bas multiplie par plus de deux le risque de mourir dans les six ans, selon une étude portant sur 5 500 personnes.
Selon les chercheurs de l’Intermountain Medical Center Heart Institute de Murray, dans l’Utah, le traitement de la déficience en vitamine D grâce à des suppléments diminuerait le risque de maladies cardiovasculaires et d’autres maladies chroniques. Ces derniers pointent aussi du doigt des apports conseillés trop bas.
Dans la première étude, 9400 personnes ont été suivies, essentiellement des femmes ayant un niveau faible de vitamine D. Les chercheurs ont constaté une réduction du risque cardiovasculaire chez 47% des participants dont le niveau de vitamine D a augmenté durant l’étude.
Dans la seconde étude, les chercheurs ont suivi 31000 personnes et ont observé l’augmentation de leur niveau de vitamine D au cours de l’étude. Les participants qui atteignaient un niveau sanguin de vitamine D de 43 nanogrammes/millilitre de sang ou plus étaient moins sujets aux maladies cardiovasculaires, à l’hypertension, à l’insuffisance rénale et à la dépression.
Actuellement un niveau de 30 nanogrammes/millilitre est considéré comme « normal ». Pour le docteur Heidi May, auteur des études, ces dernières sont très importantes car « elles ont permis de découvrir que le niveau « normal » était trop bas. Cela va permettre aux médecins d’identifier les patients à risque et de leur offrir de meilleurs traitements. »
Les chercheurs recommandent un apport quotidien de vitamine D de 1000 à 5000 UI. Les autorités sanitaires françaises conseillent un apport de 200 UI par jour chez les adultes.
Pour en savoir plus, consultez notre monographie complète sur la vitamine D et lisez aussi l’article Vitamine D : 15 chercheurs et LaNutrition dénoncent des apports conseillés insuffisants dans notre dossier consacré à la vitamine D.
Intermountain Medical Center, press release, March 15, 2010.
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