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Selon une étude publiée dans la revue Frontiers in Physiology, un déficit en vitamine D est nécessaire pour faire progresser un syndrome métabolique provoqué chez des souris par une alimentation riche en graisses.
Le syndrome métabolique est un terme utilisé pour décrire la présence simultanée d'au moins 3 facteurs de risque parmi les suivants : un excès de triglycérides dans le sang, un taux bas de cholestérol HDL, une hypertension artérielle, un tour de taille élevé, un métabolisme du glucose altéré. Le syndrome métabolique conduit lui-même à un risque accru de développer un diabète de type 2 ou une maladie cardiovasculaire. Il est généralement lié à la présence d’un excès de graisse abdominale. La principale cause du syndrome métabolique est une alimentation riche en graisses et en glucides. Cependant, les études d’observation ont montré une association entre le déficit en vitamine D (qui affecte une grande partie de la population) et le syndrome métabolique (qui touche quant à lui près d’un quart de la population mondiale adulte).
Dans cette étude les chercheurs ont formé 4 groupes de 20 souris et les ont nourries pendant 18 à 20 semaines avec les régimes alimentaires suivants : alimentation normale, alimentation normale avec supplément de vitamine D, alimentation riche en graisses et alimentation riche en graisses avec suppléments de vitamine D.
Résultats: l’alimentation riche en graisses est nécessaire mais pas suffisante pour induire une résistance à l’insuline et une stéatose hépatique. Il faut aussi qu'il y ait un déficit en vitamine D pour que ces deux conditions se développent.
Cette nouvelle étude menée sur des souris suggère que des niveaux élevés de vitamine D sont bénéfiques pour la prévention et le traitement du syndrome métabolique. « Une supplémentation en vitamine D peut s’opposer de façon partielle mais significative au syndrome métabolique causé par une alimentation riche en graisses chez la souris » expliquent les auteurs. « Et ce, à des quantités équivalentes aux recommandations alimentaires chez l’homme ».
« Nous pensons que maintenir des niveaux élevés de vitamine D par l’exposition au soleil, l’alimentation ou la supplémentation est bénéfique pour la prévention et le traitement du syndrome métabolique. Si ces résultats sont validés chez l’homme, une supplémentation de vitamine D constituera une stratégie facilement applicable pour prévenir le syndrome métabolique ».
Cette étude montre également qu’un déficit en vitamine D aggrave le déséquilibre du microbiote intestinal chez les souris nourries avec un régime riche en graisses contribuant ainsi au développement de la stéatose hépatique et du syndrome métabolique. "Nous allons mener une étude clinique pour confirmer d'une part le lien entre le déficit en vitamine D et la perturbation du microbiote intestinal et d'autre part son association avec le syndrome métabolique" concluent les auteurs.
Source
Su D, Nie Y, Zhu A, Chen Z, Wu P, Zhang L, Luo M, Sun Q, Cai L, Lai Y, Xiao Z, Duan Z, Zheng S, Wu G, Hu R, Tsukamoto H, Lugea A, Liu Z, Pandol SJ, Han YP. Vitamin D Signaling through Induction of Paneth Cell Defensins Maintains Gut Microbiota and Improves Metabolic Disorders and Hepatic Steatosis in Animal Models. Front Physiol. 2016 Nov 15;7:498. eCollection 2016.
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