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Différents travaux ont suggéré un lien entre l’alimentation et les symptômes dépressifs de l'adulte. Des chercheurs australiens ont voulu faire le point sur cette question, dans une revue de littérature publiée dans BMC Psychiatry.
La dépression représente un problème majeur de santé publique dans le monde. En France, elle toucherait près de 8 % de la population. Des données récentes ont mis en évidence l’influence du mode de vie, comme l’activité physique ou le tabagisme, dans le développement des désordres mentaux. L’apport en zinc, magnésium, vitamines du groupe B, huile d’olive, poissons, semble diminuer le risque de dépression.
Les auteurs ont sélectionné 25 études provenant de 9 pays. La plupart avaient été publiées en 2009 ou plus tard. Les échantillons de population variaient de 50 à plus de 10 000, avec un nombre total de participants approchant les 54 000. 9 études portaient uniquement sur des femmes, 1 sur des hommes et les autres étaient mixtes.
Les auteurs ont tout d’abord étudié la relation entre les symptômes dépressifs et régimes traditionnels. Pour le régime japonais, il existait deux études contradictoires : l’une ne montrait aucune association entre alimentation et dépression, et l’autre indiquait que les personnes adhérant le plus à ce régime étaient moins susceptibles d’être dépressives. Pour les régimes méditerranéen et norvégien, il n’existait à chaque fois qu’une étude sur le sujet ; dans les deux cas, elle ne montrait aucun lien entre régime alimentaire et dépression. Le régime méditerranéen associe une consommation de fruits, légumes, noix, poisson, huile d’olive et d’un peu de vin rouge. Il limiterait le risque de maladie cardiovasculaire.
Concernant l’équilibre alimentaire, il y avait là aussi des résultats contradictoires entre les études : certaines concluaient qu’un régime alimentaire sain limitait le risque de dépression et les autres ne montraient aucun lien. Il en était de même pour l’association entre régime occidental et dépression : certaines études ne montrent aucun lien et d’autres suggéraient que les régimes occidentaux augmentaient le risque de dépression. Cependant, on peut noter qu'aucune étude ne montre que manger mal diminue le risque de dépression ! En définitive, les auteurs ne peuvent conclure à l’existence d’un lien avéré entre un régime alimentaire particulier et le risque de dépression. D’autres travaux s'avèrent nécessaires…
Ces résultats concernaient des adultes. Chez les enfants et adolescents, une association entre régime alimentaire et dépression a parfois pu être montrée. Par exemple, les jeunes carencés en fer souffrent plus souvent de troubles psychiques.
Source
Quirk SE, Williams LJ, O'Neil A, Pasco JA, Jacka FN, Housden S, Berk M, Brennan SL. The association between diet quality, dietary patterns and depression in adults: a systematic review. BMC Psychiatry. 2013 Jun 27;13(1):175.
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