Vitamine D : une forte dose et puis c'est tout ?

Par Lanutrition.fr Publié le 15/11/2013 Mis à jour le 10/03/2017
Une étude menée en Rhône-Alpes montre l’absence de consensus autour de la complémentation en vitamine D chez les 20-60 ans.

Les médecins français, quand ils prescrivent de la vitamine D, ne semblent pas tous d’accord sur les doses à administrer : selon une étude des Hospices civils de Lyon et de l’Inserm, parue dans l'European Journal of Clinical Nutrition, il existe une grande diversité des prescriptions à destination des 20-60 ans. Dans la moitié des cas, les patients ne reçoivent pas d’autre complémentation dans les mois suivants une premier traitement à haute dose.

La vitamine D présente de nombreux bénéfices pour l'organisme, qu’il s’agisse de la santé des os, mais aussi de prévenir des maladies chroniques (cancers, diabète...)  Les Français, comme de nombreuses populations dans le monde, souffrent souvent d’un déficit en vitamine D.

Lire : Vitamine D, mode d'emploi du Dr Brigitte Houssin (lire un extrait ICI  >>)

L’objectif de cette étude était de décrire les pratiques médicales actuelles concernant la complémentation en vitamine D chez les 20-60 ans. Contrairement aux enfants et personnes âgées, il n’existe pas de consensus sur la complémentation des personnes de cette tranche d'âge. Les chercheurs ont analysé les données collectées par l’assurance-maladie dans la base ERASME. Ils ont sélectionné 1 311 patients rhônalpins âgés de 20 à 60 ans, qui avaient reçu une prescription pour de la vitamine D en décembre 2008 et janvier 2009. La moyenne d’âge de cet échantillon était de 47,7 ans et la plupart (85,9 %) étaient des femmes.

Les chercheurs ont relevé pas moins de 372 prescriptions différentes : les deux plus fréquentes étaient une dose unique de 200 000 UI (17,5 % des cas) ou 100 000 UI (15,1 %) de vitamine D3. Venaient ensuite l’administration de 600 000 UI de vitamine D2 (5,6 %) et 400 000 UI de vitamine D3 (5,3 %). Ces 4 prescriptions correspondaient à 43,5 % des patients. La plupart des compléments prescrits étaient des ampoules de vitamine D3 à haute dose. En effet, la vitamine D3 est plus efficace que la vitamine D2 pour l’organisme.

Lire : D2 ou D3 : quelle vitamine D choisir ?

81,6 % des patients ont eu une thérapie avec une dose forte (« stosstherapy »), 12 % une thérapie mixte et 6,3 % une complémentation journalière. Les thérapies mixtes touchaient plus des personnes plus âgées ou des femmes. La quantité de vitamine D prescrite variait de 30 000 UI à 2 280 000 UI, avec un médian à 260 000 UI. La dose augmentait avec l’âge. La dose journalière moyenne par patient sur une période de 7 mois allait de 140 à 10 600 UI/jour, avec une dose médiane à 1 600 UI par jour. LaNutrition.fr conseille des apports minimum de 1 000 UI par jour (25 µg).

Lire : De combien de vitamine D avons-nous besoin ?

Enfin, suite à leur première prescription de vitamine D, seulement la moitié des patients ont eu une nouvelle prescription pour poursuivre leur complémentation dans les 7 mois suivants. Les auteurs s’en inquiètent car les facteurs responsables de la déficience en vitamine D peuvent se maintenir au fil du temps.

Source

Caillet P, Souberbielle JC, Jaglal SB, Reymondier A, Van Ganse E, Chapurlat R, Schott AM. Vitamin D supplementation in a healthy, middle-aged population: actual practices based on data from a French comprehensive regional health-care database. Eur J Clin Nutr. 2013 Nov;67(11):1133-7.

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