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Si la médecine moderne a permis d’éradiquer des maladies, la disparition d'infections anciennes pourrait être responsable des problèmes d’inflammation chronique ou d'allergies. Dans un article de Clinical & Experimental Immunology, trois chercheurs mettent en relation l’évolution du système immunitaire avec les changements de nos modes de vie, de la préhistoire à nos jours.
L’idée selon laquelle l’augmentation des troubles immunitaires (asthme, allergies…) dans les pays occidentaux est liée à un excès d’hygiène n’est pas nouvelle : selon l’hypothèse hygiéniste, notre système immunitaire serait moins en contact avec des micro-organismes de l’environnement, ce qui causerait des problèmes d’inflammation chronique.
Dans cet article, les auteurs expliquent que certaines infections importantes pour le développement immunitaire ont été éliminées des pays développés. En effet, au départ, le système immunitaire pouvait être exposé à des infections provenant :
Pour les auteurs, il y a eu une co-évolution entre les infections anciennes, les microbiotes (écosystèmes microbiens vivant sur ou dans notre organisme) et l’environnement naturel. Les infections anciennes ont disparu grâce à la médecine moderne et les microbiotes ont été perturbés par l’apparition des antibiotiques et les changements d’alimentation. Avec l’urbanisation, les contacts avec les animaux, les espaces verts, et donc les micro-organismes de l'environnement ont diminué. La diversité microbienne présente sur la peau, dans l’intestin, les poumons ou l’appareil génito-urinaire s'est réduite ; en même temps, les micro-organismes de l’environnement sont devenus moins nombreux du fait d'une meilleure hygiène. Mais certaines infections "de masse" ont augmenté notamment en ville : par exemple les maladies infantiles virales (rougeole, varicelle...) ont évolué avec l’urbanisation.
A cause de la perte des infections anciennes, le système immunitaire serait devenu plus dépendant des microbiotes, comme la flore intestinale, et de l’environnement. C’est pourquoi l’exposition à des micro-organismes de l’environnement comme ceux que l’on peut trouver à la campagne jouerait un rôle important. Pour les auteurs, cela expliquerait que les personnes vivant dans les centres urbains et qui ont peu d’accès aux espaces verts souffriraient plus d’inflammation chronique. « L’inflammation chronique peut conduire à toutes sortes de problèmes, allant du syndrome du côlon irritable à l’asthme, aux allergies et même à la dépression », d’après Christopher Lowry, un des auteurs de l’article.
Les probiotiques, qui sont des micro-organismes vivants, peuvent justement permettre de confronter notre organisme à des bactéries.
Source
Rook Graham A.W., Raison Charles L, Lowry Christopher. Microbial “Old Friends”, immunoregulation and socio-economic status. Clin Exp Immunol. 2014 Jan 9. doi: 10.1111/cei.12269.
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