Les meilleurs laits de suite (pour bébé après 6 mois)

Par Elvire Nérin Publié le 25/03/2015 Mis à jour le 14/02/2017
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Si l'allaitement se termine aux 6 mois de bébé (et avant 1 an), quel lait maternisé lui proposer ? Voici comment choisir un lait se rapprochant le plus possible du lait maternel et répondant aux besoins de cette période du développement de bébé.

Vous avez arrêté l’allaitement après 6 mois et vous vous demandez quel lait donner à votre bébé qui commence aussi à manger solide ?
Si votre enfant n’a pas de problème d’allergie aux protéines de lait de vache ou encore au lactose et s’il n’a pas de problèmes digestifs, vous pouvez vous orienter vers un lait « standard ». Voici les critères à prendre en compte pour faire votre choix.

1er critère : la teneur en protéines

Plus un bébé consomme de grandes quantités de protéines et plus son risque de devenir obèse en grandissant est élevé. Les apports conseillés en protéines sont de 10 g par jour pour un enfant jusqu’à l’âge de 3 ans. C’est exactement ce qu’apporte le lait maternel. La teneur d’un lait de vache classique est de 3,5 g pour 100 ml. 
Les fabricants de laits infantiles ont revu à la baisse la teneur en protéines de leurs produits pour se rapprocher le plus possible du lait maternel donc de 1 g de protéines pour 100 ml. Malgré tout, les protéines sont nécessaires aux industriels pour bien homogénéiser les ingrédients, ce qui fait que dans les rayons, vous trouverez des laits de suite qui contiennent tous au minimum 1,4 g de protéines pour 100 ml et tournent en moyenne autour de 1,6 g/100 ml.

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2e critère : le rapport caséine/protéines solubles

Le premier des conseils est de ne pas vous laisser séduire par des formules qui promettent une grande satiété grâce à leur richesse en caséine, une protéine du lait. Effectivement, comme la caséine est une grosse protéine, elle ralentit la vidange du petit estomac de bébé, qui sera bien « calé », mais risque fort d’être constipé ! La caséine du lait de vache est aussi soupçonnée de favoriser des maladies auto-immunes chez les enfants de familles à risque. Le rapport caséines/protéines solubles doit donc être le plus faible possible, aux alentours de 1. Un rapport difficile à trouver dans les laits de suite qui contiennent souvent trop de caséine.

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3e critère : la teneur en acides gras essentiels (oméga-3 et oméga-6)

Le lait maternel renferme surtout des « bonnes graisses » mono- et polyinsaturées essentielles au bon développement du cerveau et de la vision. Une carence en acides gras polyinsaturés nuit au développement du cerveau.
Pour les laits artificiels, les teneurs en acides gras d’un lait à l’autre peuvent être bien différentes. Ainsi, idéalement il faudrait que le lait :
- soit débarrassé d'une partie de ses graisses saturées d’origine au profit de graisses végétales non hydrogénées apportant notamment de l’acide linoléique (oméga-6) et de l’acide alpha-linolénique (oméga-3).
- ait un rapport oméga-6/oméga-3 le plus bas possible (inférieur à 8, idéalement de l’ordre de 3 à 5) pour que l’organisme puisse fabriquer dans de bonnes proportions d’autres substances qui diminueront les réactions inflammatoires et peut-être même aideront à prévenir le surpoids.
De grands progrès ont été faits dans la composition en acides gras des laits maternisés. Mais bien qu’enrichis en acides gras polyinsaturés, leur teneur en oméga-6 est souvent bien supérieure à celle des oméga-3, déséquilibrant ainsi le rapport entre ces deux familles d’acides gras, primordial pour le bon fonctionnement de l’ensemble des organes et le développement cérébral des bébés.
À noter que certains fabricants incorporent aux laits 2e âge maintenant de l'acide docosahéxaénoïque (DHA), un oméga-3 à longue chaîne directement assimilable par le corps, et de l’acide arachidonique (AA) un oméga-6 à longue chaîne lui aussi assimilable par le corps. Ces deux acides gras sont indispensables au développement harmonieux du cerveau de bébé.

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4e critère : la présence de ferments lactiques

Le lait maternel contient naturellement des probiotiques, ou ferments lactiques, qui contribuent à une bonne santé intestinale et au fonctionnement du système immunitaire.
Un lait enrichi en probiotiques possède donc un atout certain. C’est le cas de certains laits, qui satisfont également aux trois autres critères. Toutefois ce quatrième critère n’est pas prioritaire puisqu’il existe désormais des gélules de probiotiques ou des probiotiques en poudre que vous pouvez aisément ajouter aux biberons de votre enfant.

5e critère : la présence de choline

Si les grandes marques de laits 1er âge incorporent  presque systématiquement de la choline à leurs laits, ce nutriment indispensable au développement cérébral de bébé est souvent absent des formulations de laits 2e âge. Pour les enfants qui ne mangent pas encore de tout, notamment des aliments qui en contiennent (foie, oeufs, brocoli...), cela peut être un plus d'en avoir encore dans le lait infantile.

Retrouvez les meilleures marques de laits infantiles dans cet article (abonnés) et dans Le bon choix pour vos enfants (édition 2014-2015) (LIRE UN EXTRAIT ICI >>).

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