Les effets antioxydants du miel

Par Lanutrition.fr Publié le 10/09/2008 Mis à jour le 10/03/2017
Yves Rayssiguier est directeur de recherche au centre de recherches de l’INRA (Institut national de recherche agronomique) à Clermont-Ferrand. Il explique pour LaNutrition.fr les dangers d’une consommation excessive de fructose et les effets antioxydants du miel.

 

Quelles sont les conséquences sur la santé de la consommation de fructose ?

Lorsqu’il est consommé à faible dose, le fructose n’a pas de répercussions sur la santé. Cependant, on le retrouve en grande quantité dans l’alimentation occidentale : il est présent dans de nombreux produits manufacturés et dans le sucre de table. Des études expérimentales ont montré que l’excès de fructose induit le syndrome métabolique d’insulino-résistance qui associe obésité, intolérance au glucose, hypertension, hyperlipémie (excès de graisses) et risque cardio-vasculaire.

 

Comment expliquez-vous ces effets indésirables du fructose ?

Nous avons postulé dans notre étude* que le fructose en excès provoquait un stress oxydant. Impliqué dans les phénomènes du vieillissement et dans le développement de certaines maladies, le stress oxydant se traduit par la formation de radicaux libres dans les cellules. Si ces radicaux libres ne sont pas neutralisés par des antioxydants, ils peuvent altérer les cellules. Des rats recevant un régime riche en fructose ont ainsi montré un net déséquilibre entre production de radicaux libres et défenses antioxydantes.

 

Quel est l’intérêt du miel par rapport au fructose ?

Lorsque l’on donne à des rongeurs une même quantité de fructose soit sous la forme de miel, soit sous la forme de fructose purifié, les animaux nourris au miel ne présentent pas l’effet pro-oxydant du fructose.

 

Quelles sont les raisons de cette différence entre miel et fructose ?

Deux pistes sont évoquées pour expliquer l’absence d’effet pro-oxydant du miel : la première est liée à la présence de micronutriments antioxydants dans le miel. La seconde relie l’absence de stress oxydant à une faible proportion de fructo-oligosaccharides. D’autres travaux de notre équipe ont montré l’effet protecteur de ces glucides fermentescibles vis à vis du stress oxydant induit par le fructose.

*Busserolles J, Gueux E, Rock E, Mazur A, Rayssiguier Y ,”Substituting honey for refined carbohydrates protects rats from hypertriglyceridemic and prooxidative effects of fructose.” J Nutr. 2002 Nov;132(11):3379-82.

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