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Une supplémentation en vitamine D pourrait freiner voire inverser la progression des tumeurs de la prostate peu agressives. Dans certains cas, une telle supplémentation pourrait éviter d’avoir recours aux traitements (chirurgie, radiothérapie). C’est la conclusion d’une petite étude américaine conduite par le Pr Bruce Hollis (université de Caroline du sud, Charleston), bien connu des lecteurs de LaNutrition.fr.
La vitamine D est un agent important dans la prévention des cancers. Les études épidémiologiques montrent qu’elle est associée à un risque réduit de certains cancers ; les études expérimentales ont trouvé qu’elle ordonne aux cellules précancéreuses de retourner à l’état différencié, et qu’elle réduit aussi l’inflammation, un état qui favorise la progression du cancer.
Dans cette étude, les chercheurs ont suivi 37 hommes devant subir une ablation de la prostate pour un cancer. Une partie a reçu 4000 UI de vitamine D par jour pendant 60 jours, et l’autre partie a reçu un placebo.
Après l’intervention, les chercheurs ont constaté que les tumeurs de la majorité de ceux qui avaient pris la vitamine D avaient connu un ralentissement de la progression des tumeurs ou une amélioration, alors que dans le groupe placebo, les tumeurs n’avaient pas évolué ou avaient progressé. Le Pr Hollis indique que dans certains cas, les tumeurs des hommes supplémentés en vitamine D ont diminué, et parfois même disparu.
La plupart des cancers de la prostate se développent lentement, et dans ces cas, les médecins sont de plus en plus nombreux à conseiller à leurs patients une simple surveillance active plutôt que l’opération. Malgré tout, les urologues sont encore très nombreux à orienter les patients vers l’opération quand ce n’est pas le patient qui la réclame.
Le Pr Bruce Hollis suggère de tirer parti du délai d’environ 2 mois qui sépare une biopsie de la prostatectomie, pour évaluer les effets d’une supplémentation en vitamine D sur l’évolution du cancer.
La vitamine D est synthétisée sous l’effet du rayonnement UVB solaire. Mais les personnes qui évitent le soleil, et à la saison froide, la majorité de celles qui vivent dans l’hémisphère nord ou l’hémisphère sud, manquent de vitamine D. Seuls des suppléments permettent de restaurer des niveaux dits physiologiques. Les doses conseillées par les chercheurs en hiver à un adulte vont de 1500 à 5000 UI par jour, alors que les apports nutritionnels conseillés en France sont depuis 2001 fixés à 200 à 400 UI par jour.
Dans une étude précédente, la même équipe, avait rapporté qu’un supplément de vitamine D (4000 UI/ jour pendant un an) chez des patients atteints de tumeurs de bas grade avait entrainé chez 55% d’entre eux, une amélioration voire la disparition de la tumeur ; 11% n’avaient connu ni amélioration ni détérioration, et chez 34% des participants la tumeur avait progressé.
La nouvelle étude porte encore sur un nombre réduit de participants. Des études plus importantes sont nécessaires avant que l'on soit réellement fixés.
Cette nouvelle étude a été présentée le 22 mars lors de 249 ème Réunion annuelle de l'American Chemical Society.
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