Jeunes mamans, suivez ces 3 conseils pour que votre enfant reste mince

Par Juliette Pouyat Publié le 02/11/2016 Mis à jour le 17/07/2017
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L’alimentation des enfants en bas-âge doit être adaptée à leurs besoins : une alimentation trop riche en protéines est associée à un indice de masse corporelle plus élevé et accroit le risque d’obésité

Les études suggèrent que des apports protéiques trop élevés dans la petite enfance sont associés au risque d’obésité plus tard. L’alimentation des enfants en bas âge doit être adaptée à leurs besoins. Si au début de la vie, le lait maternel reste l’aliment de choix, il est possible, si on n’allaite pas, de choisir des préparations infantiles adaptées en faisant attention à certains critères, notamment la teneur en protéines. Dans le lait de vache « basique », près de 20% des calories proviennent des protéines contre 7-8% dans une préparation infantile, 5% dans le lait maternel. Ensuite, lors de la diversification alimentaire, il faut limiter les protéines -notamment animales- et ne pas dépasser 10 grammes de protéines par jour jusqu’à l’âge de 3 ans. Une erreur souvent commise est de donner à son enfant les mêmes repas qu’au reste de la famille. Or, dans le régime alimentaire « normal », 15-20% des calories proviennent des protéines.

Pour limiter le risque de surpoids et d’obésité chez l’enfant voici 3 choses que vous pouvez faire.

Allaiter, bien sûr

La composition du lait humain est parfaitement adaptée aux besoins du nourrisson et a la particularité d’évoluer en fonction de l’âge de l’enfant. Les préparations infantiles sont plus riches en protéines, ce qui favorise l’obésité.

Une étude japonaise a d’ailleurs  montré que l’effet protecteur de l’allaitement vis-à-vis de l’indice de masse corporelle est latent et visible uniquement à l’âge de 7-8 ans. Un allaitement d’au moins 4 mois permet de diminuer le risque de surpoids et de d’obésité de 33% et 44% respectivement chez les enfants âgés de 7-10 ans.

Plusieurs mécanismes ont été proposés pour expliquer l’association entre allaitement et obésité infantile : d’abord une différence de comportement, les enfants nourris au sein auraient la capacité de reconnaitre la sensation de satiété plus facilement, ce qui conduirait à une meilleure auto-régulation des apports énergétiques plus tard dans la vie ; ensuite la présence de facteurs bioactifs dans le lait humain qui entrainent une diminution de l’appétit chez les enfants et un apport en protéines plus faible chez les bébés allaités, ce qui est associé à une diminution du risque d’obésité. Il se pourrait également que l’impact de l’allaitement sur l’obésité s’explique par les préférences alimentaires, les enfants allaités ayant la capacité de s’adapter plus facilement à de nouveaux aliments, notamment parce que le goût du lait humain change en fonction des choix alimentaires de la mère.

Pour ne pas perdre les bénéfices de l’allaitement, il faut que l’alimentation des enfants avant 2 ans contienne suffisamment de graisses.

Lire : les enfants allaités seront minces à condition de manger suffisamment de graisses avant 2 ans

Limiter le lait de vache avant l’âge d'un an

Les enfants qui ont bu du lait de vache "basique" (hors formule lactée) avant un an grossissent plus que ceux qui ont été allaités. Dans cette étude, 1112 enfants britanniques ont été classés selon qu’à l’âge de 8 mois ils étaient allaités, ils recevaient une formule infantile (à base de lait de vache adapté) ou ils buvaient du lait de vache classique type supermarché. Poids et taille ont été mesurés à 14 reprises jusqu’à l’âge de 10 ans.

Les enfants qui buvaient du lait de vache classique (au moins 600 mL par jour) à l’âge de 8 mois étaient significativement plus lourds que les enfants allaités pendant toute la durée de l’étude, la plus grande différence intervenant à l’âge de 18 mois. Leur indice de masse corporelle était aussi significativement plus élevé. Ils étaient plus grands, entre 25 et 43 mois. Entre 8 et 37 mois, les enfants nourris aux formules lactées (qui apportent moins de protéines que le lait de vache basique) étaient aussi plus lourds et plus grands que les enfants allaités, dès lors que ces formules représentaient plus de 600 mL par jour à l’âge de 8 mois.

Cette étude suggère que les enfants qui boivent du lait de vache ont du mal à réguler leur consommation énergétique. A l’âge de 8 mois, ils avalent près de 180 calories de plus et 72% de protéines en plus que les enfants allaités. Les enfants qui prennent une formule infantile reçoivent eux aussi plus de calories que les enfants allaités et près de 20% de protéines supplémentaires, mais ces préparations sont plus adaptées que le lait de base.

Penser aux protéines végétales

Une étude parue dans le Journal of Nutrition rapporte que les enfants qui ont une consommation plus élevée de protéines à l’âge d’un an ont aussi une taille, un poids et un indice de masse corporelle plus importants à l’âge de 9 ans. Cette association est plus forte avec les protéines d’origine animale. 3564 enfants ont participé à cette étude. Les apports protéiques ont été déterminés à l’âge de 1 an puis plusieurs fois jusqu’à l’âge de 9 ans.

Les résultats montrent qu’à l’âge d’un an les enfants consomment en moyenne 42,1 g/jour de protéines totales (apports bien supérieurs aux recommandations), 26,5 g/jour de protéines animales et 15,1 g/jour de protéines végétales. Les enfants qui ont des apports en protéines plus élevés à l’âge d'un an ont également, une taille, un poids et un IMC plus élevés à l’âge de 9 ans. 10 g de protéines supplémentaires par jour à l’âge d’un an sont associés à une augmentation de 0,2 cm de la taille, 0,4 kg du poids et 0,1 points d’IMC à l’âge de 9 ans. Cette association entre les apports en protéines et la croissance est plus forte avec les protéines d’origine animale qu'avec les protéines d’origine végétale. Les auteurs ont montré dans une autre étude que l’augmentation de l’indice de masse corporelle chez les enfants qui ont des apports élevés en protéines correspond à une augmentation de la masse grasse.

Globalement, les protéines animales proviennent des produits laitiers, de la viande, du poisson, des œufs et du fromage. On trouve des protéines végétales dans le soja et autres légumineuses, le quinoa, le sarrasin. Certains enfants sonta llergiques au soja.

Lire : protéines végétales 1-protéines animales 0

Sources

Grube MM,. Does Breastfeeding Help to Reduce the Risk of Childhood Overweight and Obesity? A Propensity Score Analysis of Data from the KiGGS Study. PLoS One. 2015 Mar 26;10(3):e0122534. doi: 10.1371/journal.pone.0122534. eCollection 2015.

Hopkins D, Steer CD, Northstone K, Emmett PM. Effects on childhood body habitus of feeding large volumes of cow or formula milk compared with breastfeeding in the latter part of infancy. Am J Clin Nutr. 2015 Sep 9. pii:ajcn100529. [Epub ahead of print] PubMed PMID: 26354544

Braun KV. Dietary Intake of Protein in Early Childhood Is Associated with Growth Trajectories between 1 and 9 Years of Age. J Nutr. 2016 Oct 12. pii: jn237164. [Epub ahead of print]

Voortman T. Protein intake in early childhood and body composition at the age of 6 years: The Generation R Study. Int J Obes (Lond). 2016 Jun;40(6):1018-25. doi: 10.1038/ijo.2016.29. Epub 2016 Feb 15.

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