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L’exposition au bruit du trafic routier la nuit augmenterait la consommation d'anxiolytiques et de somnifères, surtout dans les foyers aisés.
Un voisin qui fait du bruit, des travaux dans la rue, une moto qui passe….nous sommes soumis au bruit en permanence. Même la nuit. Et ce n’est pas sans conséquence sur notre santé, comme le suggère une étude française (1), parue dans le European Journal of Public Health. Cette étude rapporte que l’exposition nocturne au bruit du trafic routier marseillais augmenterait le risque d’avoir recours aux anxiolytiques ou aux somnifères.
Le bruit est une nuisance très présente dans la vie quotidienne de chacun. En général, on parle de bruit pour désigner un son qui nous dérange ou nous agresse. Le bruit peut être à l’origine de troubles auditifs mais pas seulement. Il peut impacter l’ensemble de l’organisme. On lui attribue notamment des troubles du sommeil, de l’anxiété et des symptômes dépressifs. Le bruit est également associé à un risque accru de mortalité cardiovasculaire (2).
L’étude a été réalisée sur 190 617 habitants de la ville de Marseille âgés de 18 à 64 ans et couverts par la Caisse Nationale d’Assurance Maladie, ce qui a permis de récolter un certain nombre de données. Les auteurs ont calculé un indicateur (Ln) de l’exposition potentielle au bruit du trafic routier dans les logements pendant la nuit (22h à 6h) grâce au logiciel CadnaA. Ils ont ensuite étudié l’association entre cet indicateur Ln et le nombre d’achats (pour évaluer leur consommation) d’anxiolytiques ou somnifères pendant 2 ans (2008-2009). L’analyse a été réalisée avec un modèle statistique tenant compte des caractéristiques des participants (sociodémographiques, consultations auprès de médecins généralistes, présence de troubles psychiatriques chroniques), des prescripteurs (démographie, spécialité, charge de travail) et du voisinage (densité médicale, plaintes déposés pour le bruit dans l’environnement). A partir de 17 variables socio-économiques, les auteurs ont déterminé un « index de privation » et ont formé trois groupes (index de privation faible, intermédiaire ou élevé).
Pour l’ensemble des participants, le Ln moyen est de 49 décibels (dB). Dans chaque groupe, le pourcentage de participants ayant un indicateur d’exposition au bruit (Ln) supérieur à 55 dB augmente avec l’index de privation. Les résultats montrent une augmentation faible mais significative du risque d’acheter un plus grand nombre d’anxiolytiques et de somnifères pour les personnes ayant un indicateur d’exposition potentielle au bruit du trafic supérieur à 55 dB, mais seulement pour le groupe ayant un index de privation faible (statut socio-économique élevé). Cela pourrait s’expliquer par une moins grande tolérance au bruit dans ce groupe et une plus grande prise de conscience quant aux effets sur leur santé.
De nombreuses études s’intéressent aux effets du bruit sur la santé. L'une d'elles a trouvé une association entre l’exposition au bruit des avions et le risque de prendre des anxiolytiques (3). Selon les auteurs, peu ont étudié le lien entre exposition au bruit du trafic routier et la prise d’anxiolytiques et aucune n’a établi pour le moment d’association.
Cette étude française est originale par le nombre de participants, le recours à la base de données de l’Assurance Maladie et par la formation de groupes en fonction des conditions socio-économiques.
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