Nous manquons (presque) tous de vitamine D en hiver. Pour y remédier, les chercheurs préconisent des suppléments, quotidiens de préférence. Mais une nouvelle étude révèle qu’une stratégie complémentaire est possible.
La co-supplémentation en vitamines D, K et calcium améliore l’élasticité des artères et diminue la résistance à l'insuline des diabétiques.
Une nouvelle étude conclut que des suppléments de vitamines De et K (associés à du calcium) peuvent améliorer des patients souffrant de diabète, à risque cardiovasculaire. C’est la première étude en double aveugle randomisée à s'intéresser aux effets de la co-supplémentation en vitamine D, K et calcium sur la santé artérielle. Ses enseignements sont cependant limités par la taille de l'échantillon.
La vitamine K (K pour Koagulation en allemand) joue un rôle dans la coagulation et pour la santé cardiovasculaire. Elle stimule notamment la capture (chélation) du calcium et limite donc la calcification des artères (2,3). On la trouve surtout dans les légumes verts (sous la forme de vitamine K1) : 100g d’épinards en contient près de 350 µg, alors que l’apport journalier recommandé est de 75 µg. On en trouve également sous forme de vitamine K2 dans les produits animaux, mais à des concentrations bien plus faibles : la côte de porc, très riche en vitamine K2, n’en contient de 3 µg.
La vitamine D, considérée parfois comme une hormone, est synthétisée lors de l’exposition au soleil d’avril à octobre dans l'hémisphère nord. Environ 80% des Français et Françaises manqueraient de vitamine D. Selon plusieurs études, elle aurait des effets bénéfiques sur la fonction endothéliale (4) , surtout chez les personnes qui manquent de vitamine D (5) et les diabétiques (6).
Les chercheurs ont sélectionné 66 personnes diabétiques présentant une maladie cardiovasculaire. Les participants ont été aléatoirement répartis en 2 groupes : un groupe placebo (pilule sans vitamines) et un devant prendre 2 fois par jour pendant 3 mois un supplément contenant : 5 µg de vitamine D, 90 µg de vitamine K et 500 mg de calcium. Ce qui correspond à 200% de l'apport journalier recommandé (AJR) en vitamine D, 240% celui de la vitamine K et 125% celui du calcium.
Ces résultats confirment les effets bénéfiques supposés des vitamines D et K. Le rôle du calcium dans cette étude reste plus énigmatique.
Nous manquons (presque) tous de vitamine D en hiver. Pour y remédier, les chercheurs préconisent des suppléments, quotidiens de préférence. Mais une nouvelle étude révèle qu’une stratégie complémentaire est possible.
La vitamine D pourrait jouer un rôle dans la prévention des cancers : des études, mais pas toutes, ont trouvé un lien entre une carence et le risque de cancer. La vitamine D semble aussi diminuer la mortalité par cancer.
Les personnes qui prennent régulièrement des suppléments de vitamine D ont moins de risques de mélanome et cancers de la peau.