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La maladie cœliaque ou intolérance au gluten est une maladie digestive fréquente caractérisée par une intolérance à une ou plusieurs fractions protéiques du gluten –notamment les gliadines- présent dans le blé et dans des céréales proches, comme le seigle et l’orge. Mais une nouvelle étude parue dans le Journal of Proteome Research suggère que d’autres protéines du blé provoqueraient également une réponse immunitaire chez les personnes souffrant de maladie cœliaque.
La maladie cœliaque provoque une destruction des villosités de l’intestin grêle et se manifeste le plus souvent par des symptômes digestifs. Les symptômes peuvent être différents d’une personne à l’autre. L’intolérance au gluten toucherait 1% de la population. Le seul traitement est un régime alimentaire strict sans gluten à vie. La dermatite herpétiforme est une manifestation cutanée. C’est une maladie auto-immune associée à l’intolérance au gluten qui affecte 10 à 20% des personnes atteintes de maladie cœliaque.
"Les protéines mises en cause dans l’intolérance au gluten ont d’abord été les gliadines. Des études ont ensuite montrées que les protéines de gluténine, initialement considérées comme inoffensives- déclenchaient également une réponse immunitaire dans la maladie cœliaque" expliquent les auteurs. Gliadines et gluténines comprennent environ 70 protéines regroupées sous le terme de gluten. Elles constituent environ 75% des protéines totales du grain de blé. "Les 25% restants (albumine/globuline, inhibiteur de protéase/alpha-amylase et autres enzymes) ne font pas partie du gluten et leur immunogénicité (capacité à induire une réaction immunitaire) reste incertaine".
Dans cette étude, les chercheurs ont évalué chez des personnes atteintes de maladie cœliaque le niveau et la spécificité moléculaire de la réponse immunitaire aux protéines de blé autres que le gluten. Pour cela, ils ont recueilli des échantillons de sérum provenant de 120 participants - 50 avec une maladie cœliaque, 20 avec une dermatite herpétiforme et 50 «contrôles» (sans maladie) et ils ont évalué la réponse immunitaire (anticorps IgG et IgA) liée à la présence des protéines non gluténiques.
Les résultats montrent que - par rapport au groupe de contrôle- les patients atteints de maladie cœliaque présentent des niveaux significativement plus élevés de réactivité de leurs anticorps face aux protéines non gluténiques telles que serpines, purinines, globulines, farinines, inhibiteurs de protéase/alpha amylase.
Reste à savoir si ces protéines jouent un rôle dans la pathogénèse de la maladie cœliaque…Des études supplémentaires seront donc nécessaires pour voir si ces protéines contribuent au processus inflammatoire qui entraîne les dommages de la muqueuse de l’intestin chez les personnes atteintes de maladie cœliaque.
Source
Huebener S, Tanaka CK, Uhde M, Zone JJ, Vensel WH, Kasarda DD, Beams L, Briani C, Green PH, Altenbach SB, Alaedini A. Specific Nongluten Proteins of Wheat Are Novel Target Antigens in Celiac Disease Humoral Response. J Proteome Res. 2014 Nov 7. [Epub ahead of print]
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