Swanie Simon : "Un chien aussi peut être carencé en oméga-3"

Par Lanutrition.fr Publié le 19/05/2015 Mis à jour le 06/02/2017
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Dans Je nourris mon chien naturellement, l’éleveuse et naturopathe canine Swanie Simon conseille d'abandonner les croquettes pour revenir aux aliments naturels. Dans cet extrait, elle explique quelles sont les graisses dont le chien a besoin, et où les trouver.

"Les acides gras oméga-3 et oméga-6 comptent parmi les acides gras essentiels pour le chien. Cela signifie que son corps n’est pas capable de les fabriquer lui-même et qu’il doit les absorber via la nourriture. En mangeant de la viande persillée, le chien absorbe suffisamment d’oméga-6 ; il convient donc d’utiliser en complément des huiles à teneur élevée en oméga-3. Les huiles de poisson, de chanvre et de lin ont les plus fortes teneurs en oméga-3, les huiles de poisson étant par ailleurs riches en oméga-3 à longues chaînes [acides eicosapentaénoïque (EPA) et docosahexaénoïque (DHA)].

Quels sont les signes d’un manque d'acides gras essentiels ?

Les premiers signes de carence en acides gras chez le chien sont un vilain pelage et des démangeaisons. Une complémentation en oméga-3 suffit souvent à y remédier.
Beaucoup se demandent pourquoi le chien peut bien avoir besoin d’un complément en oméga-3 puisque, dans la nature, les canidés sauvages ne sont pas complémentés en huile. L’une des explications possibles est que la viande que nous servons a souvent une très faible teneur en acides gras oméga-3 consécutive à la mauvaise qualité des aliments (beaucoup de céréales, riches en oméga-6) absorbés par les animaux de boucherie engraissés. La viande des animaux élevés en plein air contient notamment jusqu’à 20 fois plus d’oméga-3 que celle des animaux engraissés. Cette teneur en oméga-3 est encore plus élevée dans le gibier.

Existe-t-il d’autres graisses utiles aux animaux de compagnie ?

L’huile de bourrache est intéressante en raison de sa teneur élevée en acide gamma-linolénique (GLA). L’acide gamma-linolénique est produit par une enzyme endogène à partir de l’acide linoléique apporté par l’alimentation. Si cette enzyme ne fonctionne pas au mieux ou si la nourriture ne contient assez d’acide linoléique, le GLA ne peut être produit en quantité suffisante. Les fonctions cutanées en sont fortement perturbées, car le GLA n’est pas seulement un composant important de la peau ; il sert aussi de précurseur pour la production d’importantes hormones tissulaires. L’une d’elle est la prostaglandine E1 dont on connaît les propriétés anti-inflammatoires et anti-démangeaisons. L’acide gamma-linolénique abaisse par ailleurs la pression artérielle, modère une coagulation excessive, peut apaiser un eczéma et réduire un développement cellulaire anormal (cancer).
Les huiles de nigelle, d’onagre et de chanvre contiennent elles aussi de l’acide gamma-linolénique mais, avec son taux de 20 à 24 %, l’huile de bourrache reste le meilleur choix.

Les autres huiles que l’on peut utiliser sont les huiles de carthame, d’olive, de maïs et de tournesol, même si les huiles de lin et de poisson sont plus intéressantes en raison de leur richesse en oméga-3. L’huile de maïs est souvent mal tolérée pour cause d’allergies et j’ai connu quelques chiens présentant des réactions allergiques à l’huile de lin.
Les apports en vitamine E doivent être suffisants pour empêcher que les acides gras de l’huile ne rancissent dans l’organisme."

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