Crèmes et gélules solaires : les meilleures marques

Par Lanutrition.fr Publié le 13/02/2008 Mis à jour le 10/03/2017

Capsules solaires et crèmes de bronzage sont souvent les stars de l’été. Mais comme toute célébrité elles nous dissimulent leurs petits secrets. Eh bien, chez LaNutrition.fr on adore dénicher ce qui veut rester dans l’ombre et vous le dévoiler. Dans la jungle de tous ces produits, suivez le guide pour trouver les gélules vraiment efficaces et les crèmes solaires les plus sûres.

 

 

 

Gélules solaires : efficaces, mais…

 

 

 

Cet été, comment allez-vous bronzer ? Parasol, crème solaire, chapeau… Du classique. Mais pour de plus en plus de Français, la protection optimale passe aussi par la prise de gélules ou capsules « solaires ». A tort ou à raison ? ConsoSanté a mené l’enquête.

Inconnues il y a vingt ans, les capsules solaires sont aujourd’hui recommandées par la plupart des dermatologues. Fort de cette caution, le marché explose et se diversifie avec des compléments « spécial enfants » et même une formule « intégrale » pour la protection de la peau et des yeux. Bravo le marketing, mais où est la science ? Plusieurs équipes de chercheurs de haut niveau en Allemagne, aux Etats-Unis, mais aussi à l’Institut national de la recherche agronomique (Clermont-Ferrand) se sont penchées sur le sujet.

Les bactéries, les algues et les plantes qui pratiquent la photosynthèse utilisent une famille de pigments, les caroténoïdes, pour se protéger des dommages provoqués par la chlorophylle et d’autres substances qui absorbent l’énergie solaire. En 1968, Micheline Mathews-Roth de l’université Harvard, à Cambridge (Massachusetts, Etats-Unis) eut l’idée de donner l’un de ces pigments, le bêta-carotène, à des patients atteints de porphyrie érythropoïétique (EPP), une maladie dans laquelle des molécules photosensibilisantes s’accumulent sous la peau et provoquent une intolérance à la lumière. Avec succès : dans plus de 80 % des cas, la tolérance au soleil était multipliée par 3.

Les caroténoïdes possèdent des propriétés antioxydantes, particulièrement sollicitées lorsqu’on s’expose au soleil. L’absorption massive d’ultraviolets (UVA et UVB) par les constituants de la peau entraîne une réaction inflammatoire (le coup de soleil) et des dommages plus profonds que l’on doit en partie à des dérivés agressifs de l’oxygène, l’oxygène singulet et les radicaux libres. « Les caroténoïdes piègent l’oxygène singulet et de nombreux radicaux libres, souligne Pascal Grolier, (chercheur à l’INRA). Ils peuvent aussi compléter l’action d’autres antioxydants comme les vitamines C et E ».

Dans les yeux, la macula - région centrale de la rétine - est extrêmement riche en lutéine et zéaxanthine, deux caroténoïdes qui y filtrent la lumière bleue, probable responsable (avec le tabac) de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), une maladie qui entraîne une perte irrémédiable de la vision centrale.

En proposant ces substances sous la forme de capsules, les laboratoires estiment qu’elles limiteront, chez ceux qui les prennent, aussi bien les coups de soleil que les dégâts infligés à la peau et aux yeux. A l’origine, ces préparations faisaient appel au seul bêta-carotène. Aujourd’hui, le lycopène apparaît (1). « C’est le caroténoïde le plus abondant de la peau » rappelle Tissa Hata (université de l’Utah, Salt Lake City). « Il est 100 fois plus efficace que la vitamine E pour piéger l’oxygène singulet. » explique Pascal Grolier.

Les caroténoïdes

C’est une famille de 600 pigments à l’origine des couleurs jaune, orangé et rouge des fruits et légumes. Les canaris, les flamands roses leur doivent leur coloration. Principaux membres : bêta-carotène, alpha carotène, lutéine, zéaxanthine et lycopène.

 

Sources principales :

- Bêta-carotène dans les carottes, les légumes à feuilles verts sombres, les légumes crucifères, les petits pois.

- Lycopène : dans les tomates, le melon, le pamplemousse rose

- Lutéine et zéaxanthine : dans les épinards, le maïs, le brocoli (et autres légumes crucifères), les jaune d’œuf.

5 portions de fruits et légumes par jour apportent 5 à 6 mg de caroténoïdes, mieux absorbés avec un corps gras.

 

Mode d’action dans la peau :

Ils protègent les acides gras membranaires de l’attaque des radicaux libres par les UV, en formant avec eux des composés plus stables ; neutralisent l’oxygène singulet ; préviennent la baisse de l’immunité provoquée par le soleil ; modulent le niveau cellulaire d’autres antioxydants comme les vitamines E et C ; à dose élevée (25 mg/j) réfléchissent partiellement les UV ; pourraient augmenter le bronzage.

 

Mode d’action dans les yeux :

La lutéine et la zéaxanthine filtrent la lumière bleue et piègent les radicaux libres qu’elle génère.

 

Sécurité :

Le bêta-carotène à dose élevée (plus de 20 mg/j) est déconseillé aux gros fumeurs (plus de 20 cigarettes par jour).

Pour savoir si ces compléments tiennent leurs promesses, nous avons analysé les études conduites depuis 1972 dans lesquelles un complément alimentaire de caroténoïdes seuls, d’antioxydants seuls ou en association a été donné à des volontaires avant de les exposer aux UV. Sur ces 19 études, 14 ont montré une diminution du coup de soleil, des atteintes cellulaires et/ou de l’immunosuppression liée au soleil. Cinq études n’ont rien trouvé, parce que l’expérience a été trop courte, que les doses étaient trop faibles ou trop élevées, ou qu’un seul antioxydant a été donné. Ainsi, il semble que la vitamine E seule ait peu d’intérêt, même à dose massive.

Une protection modeste

Adéquatement formulées et administrées suffisamment longtemps, les gélules solaires apportent donc une protection réelle. « Elle a l’avantage de concerner le corps dans sa totalité, alors qu’une crème solaire n’est jamais appliquée sur toute la surface de la peau » fait remarquer Esther Boelsma (TNO, Zeist, Pays-Bas). Autre intérêt, selon le Pr Wilhelm Stahl (université de Düsseldorf) : « cette protection est là en permanence, et nous pensons qu’elle s’additionne aux autres facteurs, qu’il s’agisse des vêtements ou des crèmes. »

Cependant, la protection reste modeste et insuffisante : elle correspond au mieux à un indice de protection de 3. Pour cela, il faut prendre un complément pendant 4 semaines au moins avant d’aller au soleil, et poursuivre pendant la durée de l’exposition. Impossible donc de renoncer aux mesures habituelles de protection (évitement des heures chaudes, parasols, feuillages, vêtements, crèmes solaires).

Même si le bêta-carotène ou le lycopène seuls semblent capables de protéger la peau, les associations de caroténoïdes et d’antioxydants classiques autorisent des doses plus faibles tout en se rapprochant du profil alimentaire naturel. Il semble qu’il y ait, au moins pour les caroténoïdes, un niveau optimal d’apport. « A dose trop élevée, estime Wilhelm Stahl, ils pourraient accentuer les dégâts du soleil. »

En 10 ans, en raison de la diminution de l’ozone stratosphérique, le rayonnement maximal UVB en été s’est accru de 8 à 14 %. Le nombre de nouveaux cas annuels de cancers de la peau sur la planète en serait augmenté de 300 000 pour les carcinomes et de 4 500 pour les mélanomes. Les gélules peuvent-elles aider à prévenir ces risques ? « Rien ne permet de l’affirmer » juge Wilhelm Stahl. Deux études cliniques n’ont pas trouvé que les personnes qui prenaient du bêta-carotène ont eu moins de cancers de la peau que les autres. En 2004, une étude épidémiologique sur 86 000 femmes a conclu que ni les vitamines C et E, ni les caroténoïdes ne préviennent les carcinomes spinocellulaires, l’une des trois formes de cancers cutanés. En fait, si caroténoïdes et antioxydants sont assez efficaces pour contenir les dégâts indirects que les UVA infligent au support du code génétique, l’ADN, ils le sont beaucoup moins contre les UVB, que l’ADN absorbe directement au risque d’être sérieusement altéré.

Bien manger pour mieux résister

Pour établir notre sélection des meilleurs antioxydants solaires du marché, nous avons donc retenu le critère de la prévention du coup de soleil, sachant que pour des raisons réglementaires les doses proposées dans ces compléments sont souvent plus faibles que celles utilisées dans les études cliniques. Dès lors, il faut se demander si une alimentation optimisée ne serait pas tout aussi efficace. Mais les données sont encore balbutiantes. Selon des études récentes (2)(3), la peau du visage résisterait mieux aux atteintes des UV lorsqu’on consomme beaucoup de fruits, de légumes, de noix, de céréales complètes, de thé vert et d’eau. De son côté, Wilhelm Stahl a montré que l’intensité du coup de soleil peut être réduite de 40 % en avalant chaque jour 40 g de sauce tomate (soit 16 mg de lycopène) avec de l’huile d’olive pendant 10 semaines. Une invitation à dévorer des pizzas pour bronzer intelligent…

(1) Fazekas Z : Protective effects of lycopene against ultraviolet B-induced photodamage. Nutr Cancer. 2003;47(2):181-7.

(2)Stahl W : Lycopene-rich products and dietary photoprotection. Photochem Photobiol Sci. 2006 Feb;5(2):238-42. Epub 2005 Aug 12.

(3)Stahl W : Systemic photoprotection through carotenoids. Hautarzt. 2006 Apr;57(4):281-5.

Les vitamines C et E

Ce sont deux antioxydants majeurs qui agissent en synergie. La vitamine C (acide ascorbique) neutralise les radicaux libres dans les phases aqueuses des tissus et des cellules, la vitamine E (tocophérols et tocotriénols) dans les phases grasses.

 

Sources principales :

- vitamine C dans les fruits et légumes (kiwi, goyave, persil, cassis, poivron, brocoli, cresson, agrumes)

- vitamine E dans les huiles végétales, les germe de blé, les amandes.

L’alimentation apporte 60 à 200 mg de vitamine C et 5,6 à 11 mg de vitamine E par jour.

 

Mode d’action :

La vitamine C piège les radicaux libres générés par les UV dans la phase aqueuse. Elle diminuerait le coup de soleil par inhibition de la synthèse d’histamine. La vitamine E absorbe les UVB. Elle protège les lipides membranaires de l’oxydation (en synergie avec les caroténoïdes) en piégeant les radicaux libres issus des acides gras polyinsaturés. Elle préviendrait le coup de soleil en inhibant la formation des médiateurs physiologiques de l’inflammation.

 

Sécurité :

Les doses élevées de vitamine C (plus d’1 g/j) sont déconseillées dans les maladies rénales et les doses élevées de vitamine E (plus de 50 mg/j) dans les troubles de la coagulation et avant une intervention chirurgicale.

 

Eté 2006 : Les meilleures capsules solaires

 

Tous les compléments nutritionnels antisolaires se valent-ils ? Comment s’y retrouver ?

Nous avons selectionné 18 produits avec l’allégation « prépare la peau au bronzage ». Les principaux ingrédients et leurs dosages ont été retenus.

Critères d’évaluation retenus : teneur totale en caroténoïdes, présence de vitamines antioxydantes (E et C), validation clinique.

Trois remarques : les doses de caroténoïdes retrouvées dans la plupart des gélules sont souvent plus faibles que celles utilisées dans les études ayant montré un effet protecteur. Si la synergie vitamine E-caroténoïdes a bien été mise en évidence, là encore elle l’a été avec des doses de vitamine nettement supérieures (30 fois plus élevées).

Certains laboratoires ont testé cliniquement leur produit mettant en évidence une réduction de la DEM (dose érythémale minimale) et une intensification du bronzage (mais parfois à des posologies supérieures à celles préconisées sur l’emballage !).

En conclusion, seuls les compléments qui renferment au moins 15 mg de caroténoïdes associés à 10 mg au moins de vitamine E peuvent prétendre à un effet protecteur, l’efficacité des autres produits pouvant être mise en doute, sauf en présence d’une étude clinique positive.

 

Marque (Laboratoire)

Mélange de caroténoïdes (mg)

Bêta-carotène (mg)

Lycopène (mg)

Lutéine (mg)

Vitamine E (mg)

Vitamine C (mg)

Validation clinique

chez l’homme

Prix d’une cure de 4 semaines

Bronzafix

(Vitall +)

-

18

5

5

30

128

-

-

Bronzage Capsule

(Liérac)

25

-

16,67

5

10

-

-

7,55 €

Doriance solaire

(Phytosolba)

-

4,8

-

-

5,2

-

oui

16,21 €

Phytobronz IHA

(Arkopharma)

-

4,8

-

-

10

120

oui

11 €

Phytosolaire

(Phytosolba)

-

4,8

(18,46 d’extrait naturel)

1

-

10

-

-

6,73 €

Solaire intensif

(Oenobiol)

20

6

6

5

10

-

-

11 €

Solaire Peau Sensible

(Léro)

-

15

-

-

10

-

-

8,75 €

Sunsublim Bronzage Integral

(Physcience)

40

-

-

-

10

-

-

13,30 €

Sun Svelt

(Equitude)

-

27

12,5

-

10

-

-

22,90 €

Helioselen

(Richelet)

-

4,2

-

-

10

60

Oui *

15,90 €

Bioptimum solaire

(Boiron)

-

4,8

-

-

10

120

-

13,40 €

Complexe solaire intégral

(Fleurance nature)

-

4,8

4,8

3

10

30

-

15,90 €

Imedeen Tan Optimizer

-

-

3,8

-

10

60

-

15,12 €

Innéov solair (Innéov)

-

4,7

2,5

-

-

-

-

19 €

Photoderm oral

(Bioderma)

-

4,8

-

-

10

120

-

6,70 €

Solaire aide minceur

(Bergasol)

-

4,8

-

-

10

-

-

8,60 €

Sun hydratant

(Forte Pharma)

-

4,8

-

-

10

60

-

7,80 €

Vitalfan Solaire

(René Furterer)

-

4,8

-

-

10

-

-

7,95 €

 

 

Satisfaisant
Satisfaisant (personnes allergiques au soleil)
Insuffisant

 

Liste non exhaustive.

 

Certains compléments renferment d’autres composés antioxydants et hydratants non reportés dans ce tableau.

* Etude positive conduite chez des personnes susceptibles à la lucite estivale bénigne (intolérance au soleil). Ce produit apporte peu de caroténoïdes mais des acides gras Oméga 3 anti-inflammatoires.


Ecrans solaires : une protection à risque

Incontournables de l’aveu même des dermatologues si l’on doit s’exposer au soleil les crèmes solaires sont entrées dans les us et coutumes des Français. Mais deux ans après notre première enquête de l’été 2004 (1), nous avons constaté que certaines de ces crèmes contiennent toujours des filtres UV qui peuvent se comporter comme des hormones au risque de dérégler le fonctionnement de l’organisme.

Le professeur Walter Lichtensteiger, chercheur à l’Institut de pharmacologie et toxicologie de l’université de Zurich (Suisse), teste depuis de nombreuses années les effets de ces filtres. C’est avec lui que nous avons mené cette enquête : « Certains filtres devraient être interdits car ils sont à l’origine de nombreux problèmes dans les expérimentations animales» explique-il. En 2004 son équipe avait déjà publié des résultats inquiétants dont nous avions rendu compte : sur 10 substances couramment utilisées dans les crèmes solaires, 6 affectent gravement le développement sexuel des animaux. Aujourd’hui ces résultats se sont encore précisés : non seulement ces composés perturbent le développement sexuel mais en plus ils dérèglent les hormones thyroïdiennes, ou activent l’expression de certains gènes. De plus, ces substances ont un impact non négligeable sur l’environnement.

2004 fut donc une année d’émoi dans l’industrie cosmétique car Walter Lichtensteiger et son équipe ont publié leurs résultats (Les filtres UV testés par l’université de Zurich) (2). Huit des dix filtres UV analysés se sont révélés oestrogéniques (capable de mimer les hormones féminines) in vitro. Deux ont des effets antiandrogéniques (ou anti-hormones mâles, c’est-à-dire des effets féminisants, comme la poussée des seins) toujours in vitro. Six filtres, en particulier le 4-Méthylbenzylidène camphre (4-MBC) et le 3-Benzylidène camphre (3-BC), augmentant le poids de l’utérus des rattes immatures. Enfin, l’exposition des animaux au 4-MBC avant et après la naissance affecte le développement hormonal et modifie l’expression des gènes régulés par les hormones femelles tant au niveau des organes reproductifs qu’au niveau de la structuration sexuelle du cerveau.

Depuis, les recherches ont avancé. Une étude hollandaise publiée fin 2005 (3) suggère que quatre de ces filtres (4-MBC, Benzophenone-3, Octyl-méthoxy-cinnamate et Benzophénone-1) favorisent l’expression d’un gène impliqué dans les cancers du sein. De plus, d’après le Pr Lichtensteiger, de fortes doses de 4-MBC et de 3-BC augmentent le poids de la thyroïde car ces filtres affectent les enzymes qui dégradent les hormones thyroïdiennes, interférant ainsi avec leur action. Certains filtres UV influencent également la densité osseuse.

Mais les effets ne concernent pas uniquement notre métabolisme, ces hormones se retrouvent dans la nature : la benzophénone-3 et son métabolite ont été détectés dans l’urine humaine quatre heures après l’application sur la peau d’un écran solaire qui en contenait. Dans le même temps, les filtres, dispersés dans les eaux de baignade, acquièrent le statut de polluants. On les retrouve dans le lait maternel, les lacs et les poissons. Chez la truite mâle, l’administration de 3-BC induit la synthèse de vitellogénine, une protéine qui marque l’exposition aux estrogènes(4).

Walter Lichtensteiger quant à lui, conseille aux vacanciers d’être prudents avec les écrans renfermant ces filtres suspects : « Ce n’est pas la petite quantité de crème que l’on met dans une année qui va totalement modifier notre métabolisme, mais ces substances se mêlent à tous les produits chimiques qui polluent déjà notre environnement, comme les dioxines, pesticides, etc, formant une soupe hormonale régulièrement en contact avec notre corps. Si on peut éviter d’en rajouter, ça ne pourra être que bénéfique ».

De son coté LaNutrition.fr publie la liste de ces filtres et celle des produits solaires qui les contiennent. Ces filtres, précisons-le, sont toujours considérés comme sûrs par les autorités sanitaires européennes…

(1) Souccar T : Sciences et Avenir. Juillet 2004.

(2) Schlumpf M : Endocrine activity and developmental toxicity of cosmetic UV filters--an update. Toxicology. 2004 Dec 1;205(1-2):113-22.

(3) Heneweer M : Additive estrogenic effects of mixtures of frequently used UV filters on pS2-gene transcription in MCF-7 cells. Toxicol Appl Pharmacol. 2005 Oct 15;208(2):170-7.

(4) Kunz PY : Comparison of In Vitro and In Vivo Estrogenic Activity of UV Filters in Fish. Toxicological Sciences 2006 90(2):349-361

 

Les filtres UV testés par l’université de Zurich

 

 

Produit

Estrogénique
in vitro

Antiandrogénique
in vitro

Estrogénique
in vivo

Benzophénone-3 (BP-3)

Oui

Oui

Oui

Homosalate (HMS)

Oui

Oui

Non

4-Méthylbenzylidène camphre (4-MBC)

Oui

Non

Oui

3-Benzylidène camphre (3-BC)

Oui

Non

Oui

Octyl-méthoxy-cinnamate (OMC)

Oui

Non

Oui

Octyl-diméthyl PABA (OD-PABA)

Oui

Non

Non

Butyl-méthoxydibenzoyl-méthane (BMDM)

Non

Non

Non

Benzophénone-1 (BP-1)

Oui

Non testé

Oui

Benzophénone-2 (BP-2)

Oui

Non testé

Oui

Benzophénone-4 (BP-4)

Non testé

Non

Non

 

 

Nous nous sommes procurés 25 écrans solaires d’indice 15 à 50 commercialisés en France et avons recherché pour chacun d’eux la présence de filtres ayant démontré une activité oestrogénique in vivo (selon les tests de l’université de Zurich). 10 écrans solaires contiennent au moins un de ces filtres. Un écran solaire ( Dior) en contient même deux ! Cependant certaines marques ont fait des efforts : la gamme Roc — présente deux fois dans ce tableau — a ôté, pour sa nouvelle gamme de produit minésol, le 4-méthylbenzylidène camphre trouvé dans minesol protect et Yves Rocher a fait de même entre les crèmes commercialisées en 2004 et celles d’aujourd’hui.

 

 

Marque

Gamme

Laboratoire/ Groupe

Indice

Filtre œstrogénique

Prix observé

Avène

-

Pierre Fabre

40

Non

8,40 €

Biotherm

Sun

L’Oréal

30

Non

14,95 €

Clarins Paris

Spécial enfant

-

30

Non

20,30 €

Galénic

Soin Soleil

Pierre Fabre

40

Non

10,10 €

Klorane

Polysianes

Pierre Fabre

40

Non

9,80 €

Helena Rubinstein

Golden Beauty Sun Defense

-

30

Non

24,70 €

Lancôme

Soleil Ultra

-

30

Non

23,90 €

La Roche Posay

Anthélios XL

L’Oréal

50

Non

8,95 €

L’Oréal Paris

Solar Expertise

-

20

Non

-

Nivéa

Sun

Beiersdorf

30

Non

-

Photoderm

-

Bioderma

30

Non

8,50 €

Roc

Minesol

Johnson and Johnson

20

Non

8,65 €

Uriage

-

-

30

Non

6,95 €

Vichy

Capital Soleil

L’Oréal

30

Non

8,50 €

Yves Rocher

Protectyl Végétal

Yves Rocher

15

Non

10,50 €

Lancaster

Sun Care

-

30

Oui : BP-3

27,60 €

Lierac

Lierac Solaire

Alès groupe

30

Oui : 4-MBC

11,50 €

Clarins

-

-

30

Oui : BP-3

20,30 €

Clinique

Clinique Sun Care

-

30

Oui : BP-3

18,50 €

Dior

Dior Bronze

-

25

Oui : 4-MBC et BP-3

26 €

Estée Lauder

Sun Performance

-

30

Oui : BP-3

23,50 €

Jean d’Estrées

Crème solaire anti- ride visage

-

30

Oui : BP-3

-

Roc

Minesol Protect

Johnson and Johnson

30

Oui : 4-MBC

8,65 €

Shiseido

-

-

30

Oui : OMC

28,40 €

Sisley

Protection solaire grand écran

-

20

Oui : BP-3

67,60 €

 

BP-3 : benzophénone-3

4-MBC : 4-méthylbenzylidène camphre

OMC : Octyl-méthoxy-cinnamate

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