Des actions concrètes pour une garde-robe écoresponsable

Par Marie-Céline Ray Publié le 01/10/2019 Mis à jour le 02/10/2019
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La mode est une des industries les plus polluantes au monde. En tant que consommateurs, nous pouvons agir, par exemple en arrêtant d’acheter des vêtements neufs produits à bas coût à l’autre bout du monde.

Les vêtements : un coût écologique important

D’après l’ONU, la mode est responsable de la production de 20 % des eaux usées et de 8 % des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial. La fabrication de vêtements monopoliserait même 4 % de l’eau potable dans le monde. Ainsi, un jean neuf a besoin de 7500 litres d’eau pour voir le jour : c’est la quantité d’eau qu’une personne boit en sept années.

En France, d’après l’Ademe, 624 000 tonnes de textiles et de chaussures sont mises sur le marché chaque année, soit 9,5 kg par habitant, et 3,6 kg sont collectés chaque année par personne. Mais la tendance est inquiétante : nous achèterions aujourd’hui 60 % de vêtements de plus qu’il y a 15 ans et nous les garderions deux fois moins longtemps, souvent parce qu'ils sont de mauvaise qualité.

Sur le site The Conversation, Alana James qui travaille à l’université Northumbria (Newcastle) sur les pratiques éco-responsables dans la mode, explique : « De nombreux produits de mode sont actuellement conçus et fabriqués spécifiquement pour une propriété à court terme et une élimination prématurée. La qualité des vêtements diminue avec les coûts, et la consommation accrue de produits de mode fabriqués en masse augmente la consommation de ressources naturelles. »

Les marques sont de plus en plus conscientes de ce problème et certaines font des efforts. Par exemple, H&M a boycotté le cuir du Brésil à cause de l’impact de l’élevage bovin sur la déforestation. Mais comment pouvons-nous agir en tant que consommateurs ?

Lire : "Etre éco-citoyen, c'est faire des économies"

Quelques conseils pour limiter l'impact de la garde-robe sur l'environnement

  • Réfléchissez avant d’acheter : l’achat imprévu et compulsif n’a pas qu’un coût pour votre porte-monnaie, il est aussi néfaste pour l’environnement. Avant de dégainer votre carte bleue, posez-vous plusieurs questions : avez-vous vraiment besoin d’un nouveau vêtement ? Si c’est pour une occasion exceptionnelle, pourriez-vous l’emprunter ? Si vous avez des talents en couture, pouvez-vous le confectionner vous-même ? Vous pouvez porter une petite carte avec ces questions toujours sur vous, pas loin de votre carte bleue, pour vous aider au début par exemple.
  • Achetez en accord avec vos valeurs en cherchant à savoir d’où viennent les matières premières, dans quelles conditions et où le produit a été fabriqué. Privilégiez par exemple le coton bio, les fibres recyclées, ou celles dont la culture nécessite moins d’eau (lin). D’après l’Ademe, 70 % des fibres synthétiques (nylon, polyester, élastanne…) proviennent du pétrole. De plus, les tissus subissent parfois des traitements chimiques : préférez par exemple des vêtements avec des teintures naturelles, ou un jean brut, non-délavé, non-vieilli, non-troué ! Certains labels peuvent vous guider dans votre démarche : Ecocert, Ecolabel… Enfin, choisissez de préférence des vêtements qui durent dans le temps et qui sont produits près de chez vous.
  • Pensez au marché de l’occasion : vide-greniers, friperies, petites annonces des particuliers sur Internet…
  • Limitez l’impact de l’entretien du vêtement : lavez à basse température, le moins souvent possible, faites sécher à l’air libre !
  • Réfléchissez à la fin de vie du vêtement : peut-il être réparé, donné, recyclé ? D’après l’Ademe, seulement 1 % des tissus de nos vêtements sont recyclés pour en faire de nouveaux…

Des livres pour aller plus loin : Famille en transition écologique et Zéro plastique, zéro toxique

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