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Une nouvelle étude parue dans JAMA Internal Medicine rapporte que pour adopter de bonnes habitudes (arrêter de fumer par exemple), l’implication du conjoint et son choix d’adopter également des habitudes plus saines sont importants et gages de succès. Le taux de réussite est moins important si le conjoint a déjà un comportement sain.
« Le mode de vie a un impact important sur l’incidence des maladies chroniques. Le tabagisme, l’excès de poids, l’inactivité physique, une mauvaise alimentation et la consommation d’alcool sont les principaux facteurs de risque modifiables de ces maladies chroniques. Echanger ces mauvaises habitudes contre des bonnes peut réduire le risque de maladies comme le cancer » explique Jane Wardle, auteure de l’étude.
Si les gens savent généralement que le risque de maladie peut être réduit en adoptant un mode de vie sain, ils éprouvent des difficultés à changer leurs mauvaises habitudes. Généralement, une personne tend à adopter les mêmes comportements –bons ou mauvais- que son entourage et notamment que son conjoint. De la même façon, le changement de comportement de l’un des conjoints peut faciliter celui de l’autre…Mais si un des conjoints a déjà un comportement sain (si par exemple il ne fume pas), est-il facile pour celui qui a de mauvaises habitudes de changer ? C’est à cette question que les chercheurs ont tenté de répondre.
Ils ont en effet cherché à savoir si une personne était plus susceptible d’avoir un changement de comportement bon pour sa santé si son partenaire effectuait le même changement plutôt que si son partenaire avait toujours eu un comportement sain dans ce domaine.
Les chercheurs ont analysé le comportement de 3722 couples, mariés ou vivant ensemble, âgés de plus de 50 ans et appartenant à la English Longitudinal Study of Ageing (ELSA). Les scientifiques ont regardé le comportement des personnes vis-à-vis de l’arrêt du tabac, du début d’une activité physique ou de la perte de poids en fonction de l’attitude de leur partenaire.
Les chercheurs ont constaté que dans tous les domaines une personne avait plus de chance de réussir à échanger ses mauvaises habitudes contre des bonnes si son partenaire opérait le même changement. Le succès est moins important si le partenaire a déjà un comportement sain en ce qui concerne le domaine concerné (tabagisme, alimentation, activité physique).
Parmi les femmes qui fumaient, 50% ont réussi à arrêter lorsque leur partenaire a abandonné la cigarette en même temps qu’elles contre seulement 17% chez celles qui avaient un partenaire non-fumeur et 8% pour celles dont le partenaire était un fumeur régulier et n’a pas arrêté de fumer. L’étude a montré que les hommes étaient également influencés par le comportement de leur partenaire et étaient plus susceptibles d’arrêter de fumer, de faire du sport ou de perdre du poids si leur partenaire opérait le même changement de comportement.
« En cette période de bonnes résolutions pour la nouvelle année, nous décidons souvent d’arrêter de fumer, de faire du sport ou de perdre du poids, le faire avec votre partenaire augmente les chances de succès » dit le Dr Sarah Jackson, auteure principale de l’étude.
Cette étude montre que pour adopter de bonnes habitudes, un soutien moral est utile et efficace. Perdre du poids est plus simple si, par exemple, au travail ,on obtient le soutien d’un ou une collègue qui a les mêmes objectifs. Faire du sport à deux au moment de la pause déjeuner est également plus motivant.
Source
Jackson SE, Steptoe A, Wardle J.The Influence of Partner's Behavior on Health Behavior Change: The English Longitudinal Study of Ageing. JAMA Intern Med. 2015 Jan 19. doi: 10.1001/jamainternmed.2014.7554. [Epub ahead of print]
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