Cancer du sein : les tomates seraient bénéfiques

Par Collectif LaNutrition.fr - Journalistes scientifiques et diététiciennes Publié le 16/01/2014 Mis à jour le 10/03/2017
Une alimentation riche en tomates pourrait réduire le risque de cancer du sein après 50 ans.

Une alimentation riche en tomates pourrait protéger les femmes ménopausées du risque de cancer du sein. Selon une petite étude qui paraît dans Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism, la tomate affecterait les niveaux d’hormones jouant un rôle dans le métabolisme et le risque de cancer.

La tomate contient des molécules intéressantes pour la santé : fibres, vitamines, oligo-éléments, antioxydants… Le lycopène est un caroténoïde qui donne sa couleur à la tomate ; c’est aussi un antioxydant qui favoriserait la prévention de maladies chroniques, comme le cancer.

Lire : Les atouts santé de la tomate

Des chercheurs américains ont voulu connaître les effets de régimes riches en lycopène et en isoflavones sur le risque de cancer du sein. Les isoflavones sont des flavonoïdes présents dans le soja ; la relation entre la consommation de soja et le risque de cancer du sein reste controversée.

Lire : Les isoflavones du soja

Deux régimes, l’un riche en tomates, l’autre en protéines de soja, ont été testés sur 70 femmes ménopausées à risque pour le cancer du sein et recrutées dans une clinique de l’Ohio. L’âge moyen et l’IMC des participantes étaient respectivement de 57,2 années et 30 kg/m2. Pendant 10 semaines, les participantes ont eu une alimentation riche en tomates, apportant plus de 25 mg de lycopène par jour. 25 mg de lycopène peuvent être obtenus avec 8 tomates crues ou 125 mL de purée de tomate. Après 2 semaines de transition, les participantes ont suivi pendant 10 semaines un régime riche en soja, apportant plus de 40 g de protéines de soja par jour.

Les chercheurs ont mesuré les niveaux d’adipokines du sang, des molécules qui jouent un rôle dans le contrôle du métabolisme des graisses et des sucres.
Les participantes qui suivaient le régime riche en tomates avaient des niveaux plus élevés (+9 %) d'adiponectine, une adipokine aux propriétés anti-cancéreuses ; l'adiponectine limiterait la prolifération des cellules cancéreuses du sein. L’effet était plus fort chez les femmes qui n’étaient pas obèses, avec une augmentation de 13 % de la concentration en adiponectine.

Pour Adana Llanos qui a travaillé à cette étude,  « Ces résultats démontrent l’importance de la prévention de l’obésité. Consommer un régime riche en tomates a un impact plus important sur les niveaux d’hormones chez les femmes qui ont maintenu un poids sain. » En effet, le risque de cancer du sein augmente chez les femmes ménopausées quand leur corpulence augmente.

En revanche, le régime à base de soja était lié à une réduction des niveaux d’adiponectine des participantes, avec une baisse plus importante chez les femmes non-obèses.

Une consommation élevée de tomates augmente donc les niveaux d'adiponectine chez les femmes ménopausées à risque pour le cancer du sein. Cependant, les études épidémiologiques n'ont pas trouvé d'association nette entre la consommation de tomates et le risque de cancer du sein. Ces résultats sur des marqueurs biologiques doivent être interprétés avec prudence.

Lire : Prévenir le cancer du sein

Source

Adana A. Llanos, Juan Peng, Michael L. Pennell, Jessica L. Krok, Mara Z. Vitolins, Cecilia R. Degraffinreid, and Electra D. Paskett. Effects of Tomato and Soy on Serum Adipokine Concentrations in Postmenopausal Women at Increased Breast Cancer Risk: A Cross-Over Dietary Intervention Trial. The Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism. 1er janvier 2014.  

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